Édito

Demain leur appartient

Publié le 14/02/2020
Edito

Edito

« Quel avenir pour la médecine générale ? » ; « Soignants demain, se construire au quotidien » ; « Continuer à se former, quelles responsabilités ? »… Les thèmes du 21e congrès de l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG), qui se tiendra les jeudi 20 et vendredi 21 à Saint-Étienne, et dont Le Généraliste est partenaire, montrent combien la nouvelle vague de médecins de famille est soucieuse de tenir pleinement sa place dans le système de santé.

On oppose souvent, ces dernières années, les générations. À en croire les anciens, les jeunes rechigneraient à s’installer, seraient moins investis et compteraient leurs heures. Une chose est sûre : si elle aspire à travailler autrement, en jouant notamment plus collectif et en ne sacrifiant pas sa vie personnelle, la relève n’entend pas moins préserver pendant toute sa carrière sa flamme pour la médecine.

Et comme le montre notre dossier, les généralistes de demain, peut-être davantage que leurs aînés, s’investissent de plus en plus tôt pour des causes qui donnent un sens à leur engagement en médecine. Il s’agit d’une participation active à une association humanitaire, à une cause écologique, ou encore d’un sujet de prédilection qui dépasse le cadre de leurs recherches.

Le Généraliste a demandé à Marianne Cinot, présidente de l’Isnar-IMG, d’être rédactrice en chef d’un jour. L’occasion pour elle de commenter les sujets de ce numéro. Mais aussi de revenir sur les enseignements très encourageants d’une récente enquête de son syndicat qui démontre par a+b que plus les internes réalisent des stages en cabinet de ville, plus ils s’installent en libéral. CQFD. D’où l’importance de poursuivre le recrutement des maîtres de stage et de renforcer encore le compagnonnage entre deux générations qui ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre.

Christophe Gattuso, directeur de la rédaction

Source : Le Généraliste: 2899