Route du Rhum

Déception pour le généraliste navigateur Hervé de Carlan

Publié le 03/11/2014

"C’est une très très grosse déception et une décision difficile après un investissement pareil en temps et en énergie," confie le Dr Hervé de Carlan, qui a finalement dû abandonner lundi la Route du Rhum, un jour après son départ de Saint Malo après avoir cassé la dérive de son catamaran. Le pari de ce médecin généraliste breton qui exerce à Saint René Hillion dans les Côtes d’Armor n’était pas une première pour lui, puisque, pour la deuxième fois, il avait pris dimanche 2 novembre le départ de la Route du Rhum. Mais la transatlantique en solitaire aura malheureusement été de courte durée pour lui... comme d’ailleurs pour une douzaine de concurrents victimes depuis 48 heures d’un très mauvais temps avec une Manche démontée, des creux de plus de 4 mêtres et des rafales à 60-65 noeuds.

Il était 3 heures du matin la nuit dernière en plein milieu de la Manche au milieu des cargos, lorsque le médecin-skipper a voulu changer de cap en direction de Brest et s’est aperçu que son bateau n’obéissait plus : "un cata quand il ne vire pas c’est qu’il n’a plus de dérive", diagnostique le médecin généraliste. Jusque-là au milieu du vacarme, il ne s’était jusque-là pas rendu compte de l’avarie : "une casse s’est toujours une grosse vague et une rafale au mauvais moment," explique-t-il, fataliste, au generaliste.fr.

Dans de telles conditions, pas vraiment d’autres alternatives que de rentrer au port, cap sur Saint Quay Portrieux, où la décision d’abandon s’est finalement imposée : "non seulement ma dérive était cassée, mais je l’ai rapidement perdue, explique-t-il. Or ce ne sont pas des pièces qu’on trouve comme ça dans le commerce. Il aurait fallu au moins dix jours pour la refaire. Il faut savoir être raisonnable..." Pour Hervé de Carlan, le retour au cabinet médical d’Hillion, à une dizaine de kilomêtres de St Brieuc, se fera peut-être plus rapidement que prévu, même si le praticien a prévu quelques jours de vacances pour se remettre de ses émotions.


Source : legeneraliste.fr