Début de dialogue timide entre médecins et patients d’Ile-de-France

Publié le 22/11/2012

Les premières rencontres entre représentants des usagers (CISS) et des médecins libéraux (URPS) d’Ile-de-France ont eu lieu ce jeudi à Paris. L’opération était intéressante, parce que complètement inédite, mais les sujets qui fâchent ont été soigneusement évités. Le but était d’établir un dialogue entre les deux parties qui se sont « autosaisies » pour échanger ensemble. Tout en reconnaissant que « des divergences » sont apparues lors des échanges, le président du CISS d’Ile-de-France, Eugène Daniel a affirmé « nous ne sommes pas là pour apprendre leur métier aux médecins libéraux, même si nous connaissons notre maladie et sommes aujourd’hui plus informés. Nous avons besoin des institutions, comme par exemple l’ARS, qui ne doivent pas pourtant choisir à notre place ». Sur la même longueur d’onde, le président de l’URPS IDF, Bruno Silberman a souligné, lors de la conclusion de la rencontre : « je n’ai pas toujours envie d’attendre les directives de la DGOS ou de l’ARS pour nous dire comment travailler ensemble. La loi est importante mais nous n’attendons pas la loi pour agir ensemble ».

Attendu, le débat entre patients militants du CISS et représentants des médecins libéraux n’a pas eu lieu, chaque instance se montrant plutôt conciliante vis-à-vis du partenaire. Le président du CISS IDF a reconnu que « les médecins ont laissé parler les usagers librement ». Étonnamment, le sujet brûlant des dépassements d’honoraires, qui concerne tout particulièrement la région Ile-de-France, n’a, semble-t-il, pas été abordé, du moins lors de la restitution des travaux des ateliers qui ont eu lieu le matin.


Source : legeneraliste.fr