Coronavirus : Véran promet des aménagements pour l'accès à l'IVG

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Publié le 02/04/2020
IVG

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Crédit photo : GARO/PHANIE

Depuis le début de la période de confinement, des professionnels de santé, ONG ou parlementaires ont interpellé le gouvernement sur leurs inquiétudes quant à l’accès à l’IVG. Dans un premier temps le gouvernement avait retoqué un amendement autorisant l’allongement des délais légaux pour l’IVG pendant cette période, dans la loi d’État d’urgence sanitaire. Mais hier, lors des questions au gouvernement au Sénat, Olivier Véran a fait savoir qu’il avait effectivement « des remontées attestant du fait qu'il y a une réduction inquiétante du recours à l’IVG » pendant le confinement. « Il est hors de question que l'épidémie de Covid-19 restreigne le droit à l'avortement dans notre pays », a-t-il déclaré. « Plusieurs dispositions sont à l'instruction et vont être prises dans les plus brefs délais pour la plupart d'entre elles », a-t-il ajouté.

Encourager les IVG médicamenteuses

« Tout d'abord les IVG médicamenteuses doivent être encouragées, facilitées, tout en garantissant un libre choix » a-t-il détaillé, évoquant notamment une « plus grande utilisation de la téléconsultation, que la première consultation et que la consultation de suivi après prise de la pilule abortive puissent être faites par téléconsultation ». Il a également assuré avoir « entendu la demande des gynécologues de repousser le délai des IVG médicamenteuses de 7 à 9 semaines ». « On est sur des questions techniques (…) », a-t-il relevé, tout en assurant : « je n'ai pas d'opposition de principe avec cette mesure ». Il a par ailleurs déclaré avoir « demandé à toutes les équipes de maintenir le recours à l'IVG instrumentale ».

Allongement des délais

Concernant un éventuel allongement du délai d'IVG par aspiration, réclamé mardi par des professionnels dans une tribune publiée dans Le Monde, le ministre a assuré que « nous sommes en train de regarder ». « Il existe une cause d’interruption médicale de grossesse, qui ne répond pas à la question des délais, pour des raisons de détresse psychosociale et la question est de savoir si dans une décision collégiale, une fois que nous serons sortis du confinement, on peut considérer qu'une jeune femme qui n'aurait pas pu aller en consultation pour bénéficier d'un avortement dans les conditions classiques peut répondre à ces conditions de détresse psychosociale », a-t-il dit.

(avec AFP)


Source : legeneraliste.fr