Hôpital

Contrats de performance: un "Capi" pour les hôpitaux

Publié le 27/07/2010
Le premier "contrat de performance" a été signé en juillet avec le CHU de Bordeaux. Ces contrats d’un nouveau genre engagent les établissements sur 15 indicateurs de qualité dont l’attente aux urgences et le taux d’occupation des équipements. A terme une centaine d’hôpitaux seront concernés.

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Blocs opératoires occupées à 75%; délai moyen pour un rendez-vous en consultation inférieur à 1 mois; temps d’attente inférieur à 4 heures aux urgences pour 80% des patients; IRM occupé à 80% ; au moins 80% des patients hospitalisés satisfaits; au moins 85% des 18 «gestes marqueurs» pris en charge en ambulatoire... Tels sont quelques uns des 15 indicateurs fixés par le ministère de la Santé dans le cadre des «contrats de performance», qui seront un peu pour les hôpitaux ce que les Capi sont aux médecins de ville. Selon le ministère de la Santé, 50 établissements se seront engagés dans cette démarche à la fin du mois de décembre 2010 et 100 nouveaux s’y engageront dans les années suivantes.

En assistant à la signature du premier de ces contrats, liant le CHU de Bordeaux avec une Agence Régionale de Santé et l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de soins, jeudi 25 juillet, Roselyne Bachelot a expliqué quelle attendait d’abord que cette nouvelle dynamique tire la qualité des soins vers le haut. « Il y a un socle minimal de performance que la collectivité est en droit d’attendre de tous les établissements de soins, quels qu’ils soient» souligne la ministre. «Comme nous l’avons fait pour la lutte contre les infections nosocomiales ou contre la douleur, il s’agit de créer une émulation, une démarche vertueuse», explique-t-elle encore.

La ministre de la Santé compte aussi sur ce maillage contractuel pour inciter ARS et directeurs d’établissements à mieux réguler les dépenses hospitalières. Et de ce point de vue Roselyne Bachelot affiche un objectif volontariste: "Je souhaite que les déficits soient ramenés à zéro d’ici à 2012,» martèle-t-elle.

P.B.

Source : legeneraliste.fr