Contraception : embolies pulmonaires en baisse chez les femmes

Publié le 06/11/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Le retour aux pilules contraceptives de 1ère et 2e génération à partir de 2013 s'est accompagné en France d'une réduction des hospitalisations pour embolie pulmonaire de femmes en âge de procréer, selon l'agence du médicament. Selon l’étude comparative 2012-2013 de l’ANSM sur les embolies pulmonaires chez les femmes âgées de 15 à 49 ans présentée jeudi sur l'année 2013, la vente globale des contraceptifs (hors préservatifs) n'a que peu baissé par rapport à 2012.

Mais les ventes de pilules de 3e et 4e génération, qui représentaient environ 50% des ventes de COC depuis 2009, ont diminué à 25% au profit de celles de 1ère et 2e génération qui atteignent désormais près de 75% des ventes, selon l’étude. Selon Mahmoud Zureich, auteur de l’étude "les résultats de l'étude suggèrent que ces évolutions récentes ont eu un effet bénéfique et immédiat" : la baisse des embolies pulmonaires observée chez les femmes de 15 à 49 ans se traduit par 341 hospitalisations évitées en 2013, soit -11%.

"Une telle baisse n'a pas été observée chez les hommes et chez les femmes de plus de 50 ans", relève l’exeprt. En 2013, 2.704 femmes de 15 à 49 ans ont été hospitalisées pour embolie pulmonaire, contre 3.045 en 2012. Cette diminution est observée dans toutes les tranches d'âge et plus particulièrement chez les femmes de 15 à 19 ans (19,1%). Chez les femmes de 20 à 29 ans, la diminution est de 12,0%. Chez les femmes de 30 à 39 ans, elle est de 9,4%. Enfin, la diminution observée est de 11,2% chez les femmes de 40 à 49 ans.

Selon une précédente évaluation de l'agence sanitaire, les risques de thrombose sont multipliés par deux chez les utilisatrices de pilules de 3e et 4e générations par rapport aux 1e et 2e générations. L’ANSM trouvera dans sa nouvelle étude, confirmation du bien fondé de son attitude. Mais la prudence de la France dans cette affaire, recommandant des restrictions d’utilisation sur les pilules C3G/C4G n’avait pas été répercutée par l’Agence européenne du médicament.


Source : legeneraliste.fr