Chikungunya : aux Antilles, l’épidémie ne faiblit pas

Publié le 11/09/2014

Le ralentissement de l'épidémie de chikungunya se poursuit dans les Antilles et sa progression continue en Guyane, selon la Cellule interrégionale d'épidémiologie (Cire) de l'Institut de Veille sanitaire (InVS). Au total, plus de 147.000 personnes ont été affectées par ce virus depuis son apparition fin d'année 2013 aux Antilles et en Guyane, contre 145.000 au dernier point épidémiologique portant sur la période du 25 août au 7 septembre. 107 décès indirectement liés au chikungunya ont été recensés, dont 37 expertisés à l'hôpital et 70 étant des certificats de décès établis à domicile et portant la mention du chikungunya.

A Saint-Martin, où l'épidémie est apparue pour la première fois en décembre 2013 dans les départements français d'Amérique (DFA), "la circulation du virus chikungunya est modérée", note la Cire pour qui "cette collectivité est toujours en phase 2 (transmission autochtone modérée)", avec 4.090 cas enregistrés depuis le début mais seulement une cinquantaine de nouveaux cas par semaine. A Saint-Barthélemy, la situation est similaire, le pic de l'épidémie étant passé depuis plusieurs semaines : 945 cas ont été enregistrés depuis décembre. En Martinique, "la tendance à la baisse se poursuit, malgré un léger ralentissement au cours des deux dernières semaines", relève l'InVS. La Martinique reste en phase 3 c'est-à-dire en épidémie généralisée, avec près de 62.000 personnes qui ont ou ont eu le "chik". En Guadeloupe, "l'épidémie se poursuit, le nombre de nouveaux cas est stable depuis 4 semaines et la situation correspond à une épidémie généralisée": plus de 77.000 personnes ont déjà été touchées. En Guyane, dernier des DFA a avoir été touché, "la circulation virale tend à se stabiliser" et la transmission du virus est qualifiée de "modérée" : 2.900 cas suspects ont été comptabilisés dont 51% sur la commune de Cayenne.


Source : legeneraliste.fr