C’est arrivé le… 28 mars 1871

Publié le 28/03/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Médecins et étudiants roumains participent à la Commune de Paris. « Première insurrection prolétarienne autonome », selon Karl Marx, la Commune de Paris débute le 18 mars après une émeute sur la Butte Montmartre. Thiers, le Premier ministre renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.

Devenus maîtres de Paris, les révolutionnaires et militants socialistes établissent une organisation ouvrière comme organisatrice de la capitale et forment un gouvernement prolétarien. Le 28 mars, « Au nom du peuple, la Commune est proclamée » à l’hôtel de ville de Paris.

De nombreux révolutionnaires étrangers et parmi eux des étudiants et médecins roumains s’engagent alors aux côtés des insurgés parisiens. La situation sanitaire est devenue catastrophique. Le matériel du Centre des ambulances a été évacué par le gouvernement de Versailles à Viroflay et Satory, les administrateurs d’unités sanitaires ont pour la plupart abandonné Paris ainsi que de nombreux médecins et chirurgiens. Sans parler du personnel religieux des hôpitaux qui rechigne à soigner les insurgés blessés…

Dans ces conditions précaires, Treillard, un ancien proscrit de décembre 1851, est chargé d’organiser le service sanitaire de la Commune. Médecins et étudiants roumains participent ainsi au secours des blessés au grand dam du « Figaro » qui demandæ que tous « ces Valaches soient conduits au Champ de Mars pour y être exécutés ».

Parmi les médecins roumains qui participèrent à la Commune, on peut citer Alexandre Cociu qui participa aux ambulances municipales de la Commune et de la presse. Michael Georgesco travailla pour sa part au service sanitaire alors que le Dr Jean Cernatesco fut nommé chirurgien-major au corps franc des « lascars ». Le Dr Constantin Haralambie avait, lui, la même fonction dans les bataillon des « éclaireurs fédérés ».

La Commune de Paris connaîtra sa fin le 29 mai 1871, après la « semaine sanglante », avec la capitulation du fort de Vincennes, dernier bastion communard.


Source : legeneraliste.fr