Ces gains de productivité que la Sécu attend des médecins

Publié le 10/07/2012

Comme chaque année en début d’été, l'Assurance maladie planche sur des axes d’économies à proposer pour le prochain PLFSS. Elle doit réunir jeudi le conseil de l’Uncam pour discuter de son «ordonnance» pour influer sur le prochain PLFSS. Et elle a consigné ses pistes pour limiter le coût de certaines dépenses de santé dans un rapport qui pointe les gains de productivité possible dans les pratiques médicales. Un exemple : le coût moyen d’une prothèse de genou en France atteint 1780 euros contre 1495 euros en Allemagne qui utilise plus les prothèses dites «cimentées», 25% moins chères que les autres. La Sécu pointe également la chirurgie ambulatoire qui est «moins développée en France que dans d’autres pays» : 67% seulement contre 80% en Suède et 85% au Royaume-Uni. Elle évoque aussi des pistes d'économies pour le dépistage du cancer colorectal par coloscopie, dont le ciblage pourrait être amélioré, selon elle. Comme il y a quelques semaines, elle estime aussi que le dépistage du cancer de la prostate par dosage du taux de PSA est trop fréquent, alors même que la HAS ne le recommande pas. Autre possibilité d'économies : le diabète, qui concerne 3 millions de personnes en 2011. Une projection tendancielle amènerait les dépenses directement liées au diabète à 11,3 milliards d'euros en 2017 (+70% par rapport à 2010). Le rapport regrette que « les complications graves du diabète sont encore fréquentes» en raison de traitements pas toujours bien adaptés : leur «optimisation» est «un des éléments qui permet» de retarder les complications, relève-t-il.


Source : legeneraliste.fr