Cancer : la survie s’améliore… pas toujours grâce aux traitements

Publié le 07/02/2013

De 1% de survie à 10 ans pour les mésothélium à 93% pour le cancer des testicules... Selon un rapport publié ce jour par l’Inca et l’InVS,* si la survie des cancers s’est globalement améliorée au cours de ces 20 dernières années, cette amélioration varie fortement selon les localisations. La progression la plus marquante a été observée pour le cancer de la prostate pour lequel la survie à 5 ans est passée de 70 % en 1990 à 90 % en 2002. Cela valide-t-il pour autant le dépistage par PSA ou est-ce le signe de réels progrès thérapeutiques ? Difficile de conclure. Pour les auteurs du rapport, cette amélioration « est due à la fois à une augmentation de la durée d’observation de la maladie du fait du dépistage individuel par le dosage des PSA et aux bénéfices d'une prise en charge plus précoce ». La même analyse est faite pour le cancer du colon, du sein, ou de la thyroïde pour lesquels, la survie à 5 ans a également fortement progressée (+8% entre 1990 et 2002 ).

En d’autres termes pour de nombreuses tumeurs, l’amélioration de la survie pourrait d’avantage être liée à l’anticipation du diagnostic et au bénéfice d’une prise en charge précoce, qu’aux progrès thérapeutiques. Exception faite de certaines hémopathies malignes comme les LMC pour lesquelles la survie à 5 ans est passée de 46 % en 1990 à 69 % 2002, notamment grâce aux thérapies ciblées.

Parallèlement, certains cancers n’ont enregistré quasiment aucune progression et restent de mauvais pronostic. « C’est en particulier le cas des cancers associés au tabac et à l’alcool (poumon, voies aéro-digestives supérieures), notent les auteurs, ce qui renvoie à l’importance des actions de prévention primaire ».

* «La survie des personnes atteintes de cancer en France 1989-2007 ». Etude réalisée par l’Inca et L’invs en partenariat avec le réseau des registres des cancers Francim, le service de biostatistique des Hospices Civils de Lyon (HCL), l’Institut de veille sanitaire (InVS) et l’Institut national du cancer (INCa).


Source : legeneraliste.fr