Cancer : la MIVILUDES met en garde contre les thérapies non conventionnelles

Publié le 15/06/2011

La kinésiologie, le bicarbonate de soude ou le jus de citron n'ont, jusqu'à preuve du contraire, jamais guéri un cancer, comme le laissent entendre les promoteurs de certaines thérapies alternatives. Cet appel à la prudence, lancé mercredi par la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) s'adresse aux personnes fragilisées par la maladie, susceptibles d'être victimes de dérives sectaires. Dans son rapport annuel, publié mercredi, la Mission distingue les traitements complémentaires des pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique (PNCAVT) qui prétendent remplacer les thérapies classiques. Certaines méthodes, comme l'acupuncture ou l'auriculothérapie, peuvent être utilisées en complément d'un traitement oncologique classique pour en atténuer les effets. En revanche, en ce que qui concerne, ces pratiques non conventionnelles, sans aucune validité scientifique, « il s'agit là d'une véritable industrie et d'un marché porteur pour tous les charlatans qui ont très bien compris l'intérêt pour eux d'investir ce champ, prévient la Miviludes. Le cancer fait peur et les pseudo-thérapeutes exploitent cette peur ». La Miviludes ne compte plus les pseudo-traitements par ingestion : ainsi la crème Budwig, à base d'huile essentielle de lin non chauffée et non traitée et de lait caillé. Ou la cure de jus de citron à haute dose d'Alain Scohy, (par voie orale ou en lavement). La méthode Amaroli recommande l'absorption d'urine, la méthode Simoncini, le traitement par bicarbonate de soude. Les promoteurs des PNCAVT ne se contentent plus de vendre leurs solutions miracles aux malades : ils forment des apprentis-sorciers, en un temps record, lors de stages ou séminaires à des prix stratosphériques, souligne encore la Miviludes.


Source : legeneraliste.fr