Cabinets de ville : l’APF dénonce une «révoltante inaccessibilité aux soins»

Publié le 11/02/2013

Ce n’est pas un zéro pointé, mais en matière d’accessibilité, les cabinets médicaux et paramédicaux semble quand même encore loin du compte, selon l’Association des Paralysés de France. La quatrième édition du baromêtre que publie l’APM concède certes qu’en 2012, la situation était un peu meilleure qu’en 2011, mais estime qu’il y a encore de la marge en matière d’accession des handicapés dans les cabinets de médecine de ville. A la question «les personnes en situation de handicap ont-elles des difficultés à trouver un cabinet médical (généraliste et spécialiste)», les délégations de l’APF de 96 chefs lieux de départements ont donné la note moyenne de 4,04/10 (contre 3,59/10 l’an passé) C’est moins bien que les cabinets de paramédicaux (4,37/10) ou commerces de proximité (4,67%) et nettement en deça des bureaux de postes (6,21), cinémas (6,58), piscines (6,89) et centres commerciaux (8,93). Comme l’an passé, l’APF enfonce le clou sur cette lacune du système de soins. «La France possède l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, mais celui-ci demeure inaccessible aux personnes en situation de handicap,» souligne l’association qui estime que «cette révoltante inaccessibilité aux soins» est en partie liée à «l’absence de pilotage politique pour la mise en œuvre de la loi». Et l’APF de dénoncer l’inégalité de fait à laquelle les personnes handicapées sont confrontées : «Aujourd’hui en France, le libre choix de son médecin traitant, de son ophtalmologiste, de son gynécologue ou dentiste, n’existe pas pour les personnes en situation de handicap. Le premier critère de choix s’effectue en premier lieu en fonction du degré d’accessibilité de l’établissement, et non en fonction des compétences du professionnel.»


Source : legeneraliste.fr