Bataille rangée autour du titre d’ostéopathe

Publié le 20/04/2013

Entre les médecins libéraux et les ostéopathes, la hache de guerre est loin d’être enterrée. En début de semaine les syndicats de "ni-ni" (ostéopathes ni médecins, ni kinés) ont été reçus lundi au ministère de la Santé et de leur côté les représentants de médecins et de kinés ont pris la suite mardi. Rencontres séparées, organisées sous l’égide de la DGOS (Direction Générale de l’offre de soins), pour rouvrir la discussion sur la reconnaissance du titre d’ostéopathe, mais qui se sont soldées par un désaccord total entre les deux parties.

Depuis 2007, la pratique de l’ostéopathie par des non médecins est possible, mais l’usage du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur davatange sujet à débat. Pour les syndicats de médecins, pas question d’en autoriser l’usage aux professionels qui ne seraient ni kinés, ni médecins. La CSMF et le FMF sont sortis de leur entretien au ministère très remontés. La première estime que "ce titre doit être réservé aux seuls professionnels de santé déjà titrés" et son Secrétaire général, Pierre Lévy, souligne sa "totale opposition à l'assimilation des ostéopathes non médecins et non kinésithérapeutes à des professionnels de santé." Pour sa part, la FMF estime que "les ostéopathes non professionnels de santé quel que soit la durée de leur formation privée ne seront jamais des médecins mais resterons des professionnels du bien être comme leur champ de compétences le définit."

Au-delà, les deux syndicats réclament du ministère de la santé qu’il mette bon ordre dans les initiatives des complémentaires santé qui pour certaines commencent à organiser des réseaux avec des ostéopathes. Deux d’entre elles, Santeclair et Carte Blanche ont fait l’objet de récentes actions en justice de la part de syndicats de médecins. A ce propos, la CSMF souhaite que le gouvernement "responsabilise les complémentaires santé en limitant leur prise en charge aux seuls actes d’ostéopathie réalisés par des professionnels de santé." Pour la Conf’, "Il en va de la sécurité des patients." Comme en écho, la FMF montre du doigt "certaines mutuelles qui remboursent sans se soucier de l’acte ostéopathique pratiqué et de son auteur." Cette querelle intervient sur fond de trop plein dans les effectifs d’ostéopathes.


Source : legeneraliste.fr