Après PIP, les injections antirides sur la sellette

Publié le 05/01/2012

En pleine affaire des prothèses mammaires PIP, les autorités françaises s'inquiètent déjà de la faiblesse des contrôles effectués sur les injections pour combler les rides du visage, dont la législation et la surveillance sont comparables à celles des implants. En effet, tout comme les implants mammaires, ces injections sont considérées comme des dispositifs médicaux et non pas des médicaments par l'Afssaps qui répertorie environ 110 produits injectables de comblement des rides pour 600 000 injections par an. Selon Nicolas Thévenet de l’Afssaps, en tant que dispositifs médicaux, ces gels ne sont pas soumis à une « autorisation au sens strict, » même s'ils doivent porter un « marquage CE », dont la refonte est d’ores et déjà prévue pour cette année. L'Afssaps juge en effet les « données cliniques » sur ces produits « insuffisantes pour garantir la sécurité d'utilisation », avec des tests aux « effectifs réduits » de 150 patients et de « durée limitée », de trois à six mois, alors que « certains effets secondaires graves tel le granulome » peuvent apparaître plusieurs mois voire années après l'injection.


Source : legeneraliste.fr