Antihypertenseurs : le top 3 de la HAS

Publié le 23/05/2013

Pour le traitement de l’HTA non compliquée, « les diurétiques thiazidiques, les inhibiteurs calciques et les IEC, sont à considérer en priorité en instauration de traitement, car ils permettent de rendre maximal le bénéfice collectif net attendu du traitement de l'hypertension ». Telle est la conclusion de l’évaluation médico économique conduite par la HAS sur les antihypertenseurs et rendue publique jeudi matin. Ce travail a passé au crible les 5 principales classes d’antihypertenseurs (diurétiques thiazidiques, Inhibiteurs calciques, Bêta-bloquants,IEC, ARA2) et mis en regard données cliniques (efficacité, tolérance et persistance des traitements) et aspects économiques (coûts du traitement médicamenteux et de la prise en charge des événements associés notamment cérébro et cardiovasculaires).

Premier constat plutôt rassurant : « Globalement, le traitement de l’HTA non compliquée est efficient » indique le Pr Jean Luc Harousseau, Président du Collège de la HAS. En revanche, compte tenu de leur moindre performance en termes de prévention cérébrovasculaire, de tolérance et de persistance, « les bêtabloquants ne sont pas efficients en l'absence de complications cardiovasculaires, » estime le HAS. Concernant les 4 autres classes, la Haute Autorité considère « qu’elles ont toutes à ce jour une place dans la stratégie thérapeutique d'instauration de traitement dans l'hypertension non compliquée ». Cependant pour les ARA II, la HAS estime que l'écart de prix constaté en juillet 2012 entre cette classe et les autres classes d'antihypertenseurs n'est pas justifié, même si les ARA II apportent un bénéfice clinique en termes de tolérance et de persistance. « La différence de coût constatée est disproportionnée au regard des bénéfices cliniques supplémentaires apportés par les ARAII » .


Source : legeneraliste.fr