Trousse à pharmacie du voyageur

Antibiotiques ou pas ?

Publié le 09/08/2012

Face aux risques liés aux bactéries multirésistantes importées, l’information des patients en amont est essentielle. Que ce soit en soulignant les risques liés au « tourisme médical » - une pratique de plus en plus fréquente - ou en conseillant aux voyageurs, ayant dû recourir aux systèmes de soins des pays visités, de le signaler à leur médecin traitant en cas d’infection à leur retour.

« Il faut de plus renforcer la discipline concernant les antibiotiques notamment lors des prescriptions en prévision d’un voyage, estime le Dr Catherine Goujon, du centre médical de l’Institut Pasteur. Le médecin doit expliquer au voyageur qui a tendance à réclamer des antibiotiques « au cas où » (diarrhées du voyageur, infections urinaires, infections respiratoires, …) dans sa trousse à pharmacie, pourquoi il ne cède plus à cette demande aussi facilement. En dehors de cas particuliers (par exemple séjour prolongé en situation isolée, ou ressources locales limitées), la prescription d’un antibiotique à titre de provision n’est ni justifiée ni souhaitable ».

Les dernières recommandations sanitaires aux voyageurs sont moins catégoriques mais précisent toutefois que « dans le contexte croissant de l’antibiorésistance pour des germes com-muns ou des pathologies du voyage, il paraît important de ne délivrer des antibiotiques qu’en formulant certaines recommandations : ils doivent être utilisés en cas de d’accès aux soins limité, et toute anti- biothérapie nécessite un diagnostic médical. Les modalités de prise de l’antibiotique (posologie, durée, conditions d’arrêt) et le contexte (diagnostic possible) de la mise en route de l’antibiothérapie doivent être explicités ».

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Source : legeneraliste.fr