Accessibilité des cabinets : le flou persiste après le Comité interministériel du handicap

Publié le 26/09/2013

La France ne va pas atteindre son objectif de rendre accessible aux personnes handicapées tous les lieux revcevant du public (dont les cabients médicaux) d'ici 2015, ont annoncé mercredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. A l'issue d'une réunion du Comité interministériel du handicap (CIH) à Matignon, le premier ministre a convenu : «Hélas, nous sommes obligés de constater qu'entre l'objectif d'accessibilité fixé en 2005 et le grand rendez-vous de 2015, nous serons encore loin du compte».

Face à ce bilan, le gouvernement entend tout de même faire montre de volontarisme. «Il est hors de question de changer la date pour ne pas décourager les bons élèves» qui pourraient atteindre leur objectif d'ici 2015, affirme Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion. Le gouvernement annonce donc une mobilisation générale : concertation jusqu'en janvier, campagnes de communication, adaptation des normes. La concertation devrait notamment permettre de mettre en place des agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP) et définir «un dispositif de sanctions administratives financières appropriées pour non-respect des engagements pris dans le cadre» de ces programmes, selon le CIH.

Le gouvernement n’est pas beaucoup plus précis sur ce dernier point, qui concerne de très près les médecins libéraux. Il semble pourtant avoir pris son parti de cette situation, puisque -dans la logique du rapport Jacob sur le sujet- il évoque plutôt une logique d’annuaire et de référencement des lieux accessibles : «une offre de santé accessible sera développée dans chaque territoire à partir de l’identification par les ARS de lieux de soins acessibles», évoque sobrement le compte trenu du CIH. D’une manière générale, rendez-vous est pris pour l’an prochain : une conférence nationale du handicap aura en effet lieu en 2014, "l'occasion d'établir un premier bilan des engagements pris par le comité interministériel du handicap".


Source : legeneraliste.fr