Washington

6 jours de conférence, 25 000 participants

Publié le 20/07/2012

«Renverser la tendance de la pandémie pour parvenir à une génération libérée du sida». Sous ce thème ambitieux la XIXème conférence internationale sur le Sida s’ouvrira dimanche 22 juillet et jusqu’au 27 juillet. 25.000 participants venus de plus de 190 pays sont attendus, parmi lesquels, outre des chercheurs, des personnalités politiques, du monde du spectacle et des militants anti-sida. L'ancien président américain Bill Clinton, son épouse Hillary, la secrétaire d'Etat, Bill Gates, et le chanteur Elton John doivent y participer. La ministre de la santé française, Marisol Touraine, fera elle aussi le déplacement. Elle est attendue dans la Capitale américaine de mardi à jeudi. Ce rendez-vous se tient deux ans après la XVIII ème conférence internationale qui s’était tenue à Vienne. C’est la première fois depuis 1990 que cette conférence se tiendra aux Etats-Unis, puisque ce pays avait interdit pendant près de 20 ans l'entrée des personnes séropositives sur son territoire. Cette interdiction a été annulée par le Congrès en 2008 et le texte a été promulgué par le président Barack Obama en 2009.

Les chercheurs en pointe contre le sida estiment désormais envisageable avec l'arsenal des traitements existants d'en finir avec cette pandémie dévastatrice qui a fait 30 millions de morts depuis sont émergence il y a 30 ans. «Nous pouvons dire aujourd'hui avec confiance que nous avons les bases scientifiques pour mettre fin à cette épidémie», a par exemple déclaré à l'Agence France Presse le directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), Anthony Fauci. Ce virologue fonde notamment ses espoirs sur les réusultats des essais cliniques sur les antirétroviraux, mais convient cependant, qu’il est difficile de savoir à quel horizon on pourrait envisager la fin de l’épidémie de Sida. Le fossé dans les ressources pour lutter contre le sida reste aussi une préoccupation majeure des responsables sanitaires dans un contexte de contraintes budgétaires, qui devraient aussi être évoquées à Washington. L'ONU a fixé l'objectif à 24 milliards de dollars pour les contributions, soit neuf milliards de plus que les 15 milliards mobilisés en 2010.


Source : legeneraliste.fr