40 ans de la loi Veil : une "journée militante" et de nouvelles mesures attendues samedi

Publié le 15/01/2015

Crédit photo : BURGER/PHANIE

Samedi prochain 17 janvier marquera les 40 ans de la promulgation de la loi Veil. A l’occasion de cet anniversaire, Marisol Touraine se rendra vendredi matin, aux côtés de la secrétaire d’Etat aux Droits des femmes Pascale Boistard, dans un Centre de planification familiale au Centre-Hospitalier de Saint-Denis. Elles doivent y présenter le Programme national d’actions pour améliorer l’accès à l’IVG. Le chef de l’Etat qui devait lui aussi s’exprimer sur le sujet à Paris, salle Olympe de Gouges, dans le XIè arrondissement de Paris (XIe) a finalement annulé son discours.

Parallèlement à cette visite officielle, les associations féministes se mobiliseront samedi autour du sujet. Le collectif « Féministes en Mouvements » qui rassemble une quarantaine d'associations féministes, organise à la mairie du IVe arrondissement une "journée militante" pour "le droit à l'avortement en France et en Europe", intitulée "bougez pour l'IVG". La ministre et la secrétaire d’Etat devraient participer à ce colloque.

Samedi après-midi, le Collectif national pour les droits des femmes organise une manifestation nationale entre Bastille et Opéra à Paris, axé sur l'IVG mais plus largement sur les droits des femmes. Les participants demanderont notamment "un centre d'IVG dédié par hôpital avec le choix de la méthode" (chirurgicale ou médicamenteuse), "le maintien et le développement des services publics", "la PMA pour toutes les femmes" ou encore "le rétablissement des ABCD de l'égalité".

Malgré les dernières améliorations apportées à l’accès à l’IVG en France, les associations féministes regrettent qu’il ne soit " pas garanti pour toutes les femmes aujourd'hui en France", souligne Margaux Collet, d'Osez le Féminisme. "Les moyens ne sont pas vraiment créés pour une pratique de l'IVG dans ce pays", affirme Maya Surduts l'une des organisatrices de la manifestation de samedi après-midi. Elle regrette que les médecins ne soient "pas sanctionnés" lorsqu'ils refusent une IVG, et dénonce "la montée des idées réactionnaires, véhiculées notamment par la Manif pour tous". "Cela devient de plus en plus difficile d'obtenir une IVG alors que c'est un droit fondamental", déplore-t-elle.

IVG

Source : legeneraliste.fr