30 juillet Bachelot mobilise pour la rentrée

Publié le 25/02/2010
Huit jours après le passage de relais à la médecine de ville, l’Hexagone a passé fin juillet le cap des 1000 cas. La ministre de la santé redoute une flambée de l’épidémie de nouvelle grippe lors de la rentrée scolaire. Et pour l’heure, elle conseille aux médecins de réserver les anti-viraux aux cas graves.

Pour Roselyne Bachelot, "il est absolument certain" que la rentrée scolaire va faciliter la diffusion de la nouvelle grippe A(H1N1). "Avec cette forte diffusion de ce nouveau virus H1N1, nous pourrions avoir des conséquences sanitaires importantes", a ajouté la ministre de la Santé sur France 2, rappelant qu'une grippe saisonnière était responsable d'environ 2.500 morts par an. "Il faut donc nous préparer, c'est ce que nous faisons actuellement", a dit la ministre.

Alors que les médecins de ville sont, depuis le 23 juillet, en première ligne pour la prise en charge des nouveaux cas, Roselyne Bachelot leur a adressé le 15 juillet dernier, un courrier, dans lequel, elle les invitait à consulter les fiches élaborées à leur intention sur le site internet qui a ouvert (www.grippe.santé.gouv.fr). Elle indiquait aussi que les masques anti-projection pour les patients et les antiviraux étaient en cours d’acheminement dans les pharmacies d’officine. Concernant ces derniers, elle appelait les médecins à les prescrire avec modération, en les réservant aux cas graves, et en évitant de "délivrer ce traitement à des patients qui en feraient la demande à des fins de précaution", afin d’éviter les résistances.

Fin juillet, la France totalisait 1.022 cas confirmés ou probables, dont 4 cas graves, depuis le début de l'épidémie de nouvelle grippe A(H1N1), selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). "La maladie reste à ce jour bénigne", indiquait l'InVS, en dépit d’un premier décès annoncé le 30 juillet : une jeune fille de 14 ans décédée au CHU de Brest. "Cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une autre infection pulmonaire sévère, autre que la grippe", soulignait en effet l'Institut de veille sanitaire dans un communiqué."L'activité grippale en médecine libérale ou à l'hôpital ne montre pas de signe en faveur d'une circulation large du virus dans la population", ajoutait-t-il. Le 29 juillet l’INVS constatait, que "en métropole, l'augmentation modérée du nombre d'épisodes de cas groupés en collectivités se poursuit avec 14 nouveaux épisodes, soit au total 51 épisodes identifiés, dont 35 sans lien avec des cas importés". 14 épisodes sont survenus en Ile-de-France, les 36 autres se répartissant principalement dans les zones touristiques. Au 29 juillet, 31 personnes avaient été hospitalisées pour la grippe A(H1N1) 2009, dont 27 sont sortis. Seuls 4 patients adultes (entre 39 et 70 ans) ont nécessité un recours aux soins intensifs: 3 pneumopathies bactériennes et une hypoxémie (abaissement de la pression d'oxygène dans le sang) mal tolérée chez une personne âgée.

Alors que l’épidémie progressait toujours rapidement en Grande-Bretagne, les responsables sanitaires français attribuaient la croissance plus lente de l’épidémie dans l’Hexagone à la stratégie de confinement avec hospitalisations des patients, adoptée jusqu’au 23 juillet.

Paul Bretagne avec AFP


Source : legeneraliste.fr