Schizophrène meurtrier : les trois psychiatres mis en examen
Brève

Schizophrène meurtrier : les trois psychiatres mis en examen

16.11.2013

La cour d'appel de Grenoble a ordonné la mise en examen pour homicide involontaire de trois médecins et d'un hôpital psychiatrique, cinq ans après le meurtre d'un étudiant grenoblois par un schizophrène qui s'était échappé de l'hôpital. Le 12 novembre 2008, Jean-Pierre Guillaud, déjà auteur de plusieurs agressions à l'arme blanche, avait mortellement poignardé Luc Meunier, 26 ans, à Grenoble après s'être échappé de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère). Après un rapport de l’IGAS incriminant les médecins psychiatres, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide involontaire afin de déterminer les éventuelles responsabilités des médecins, à la suite d'une plainte contre X de la famille Meunier. Le 9 avril 2013, le juge d'instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu dans cette affaire. La famille Meunier avait fait appel.

Et, dans un arrêt daté du 6 novembre 2013, la cour d'appel de Grenoble a ordonné la mise en examen des docteurs Bigoshi, Cornier et Gujadhur, médecin et psychiatres en charge de Jean-Pierre Guillaud, ainsi que du centre hospitalier de Saint-Egrève en tant que personne morale. Comme dans une affaire similaire jugée il ya un an à Marseille, la cour pointe en effet "un défaut d'appréciation de la dangerosité" de Jean-Pierre Guillaud, "auteur depuis 1995 de plusieurs agressions, dont certaines au couteau". Ses médecins "n'ont pas su prendre en compte à leur juste mesure les antécédents et les signes précurseurs du passage à l'acte de Jean-Pierre Guillaud, qui auraient dû leur faire considérer ce malade comme potentiellement dangereux et les amener à mieux encadrer ses permissions de sortie", souligne-t-elle. Malgré ses fugues passées, des épisodes hallucinatoires et des pulsions morbides, Jean-Pierre Guillaud avait en effet été autorisé à sortir sans accompagnement dans le parc non surveillé et non clôturé de l'hôpital. C'est lors d'une de ces sorties, après avoir retiré de l'argent à la trésorerie de l'hôpital, qu’il avait franchi la porte de l'établissement sans difficulté, s'était rendu en car à Grenoble, avait acheté un couteau dans une quincaillerie et avait tué Luc Meunier.

Source : Legeneraliste.fr

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