Feu vert de l’Assemblée à la vente de médicaments à l’unité
Brève

Feu vert de l’Assemblée à la vente de médicaments à l’unité

25.10.2013

L'Assemblée nationale a donné ce vendredi, dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), son approbation à des expérimentations de vente à l'unité de certains antibiotiques. L'expérimentation, d'une durée de trois ans (contre quatre ans dans le projet initial) afin de décider plus rapidement de leur extension ou non, se fera dans des pharmacies volontaires. La ministre de la Santé Marisol Touraine a souligné que l'expérimentation serait encadrée par « des règles extrêmement strictes », en réponse à l'opposition qui s'inquiétait du conditionnement des médicaments, du sort des notices ou encore des problèmes d'observance par les patients. Les députés ont également voté des amendements prévoyant une consultation des professionnels pour fixer les modalités de l'expérimentation ainsi qu'une information de l'assuré par le pharmacien. Un amendement de l'UDI a aussi été retenu, qui prévoit de définir l' « engagement de la responsabilité » des acteurs de la filière pharmaceutique dans le cadre de l'expérimentation, face aux risques judiciaires en cas d'incidents. Avec des nuances, les orateurs de l'opposition se sont déclarés opposés au projet gouvernemental. Pour Bernard Accoyer (UMP), il est « quelque peu aventureux et dangereux ». « Dès lors que le médicament est délivré à l'unité, sa traçabilité est nécessairement affaiblie et les circonstances qui peuvent conduire à une confusion des médicaments sont beaucoup plus nombreuses », a-t-il affirmé. Pour que la vente de médicaments à l'unité permette de véritablement réaliser des économies, Marisol Touraine avait alors précisé qu'il ne serait pas nécessaire de repasser chez le médecin généraliste pour tout nouvel achat. Une nouvelle ordonnance ne serait pas nécessaire pour avoir quelques médicaments en plus, correspondant à la prescription d'origine, tant que les quantités resteraient limitées.

Toujours dans le cadre du PLFSS, l’Assemblée a adopté des mesures encourageant les jeunes à arrêter le tabac. « On entre dans le tabac jeune », a déclaré la ministre de la Santé Marisol Touraine, qui a fait des propositions. Les substituts nicotiniques seront trois fois mieux remboursés par la Sécurité sociale pour les jeunes de 20 à 25 ans, le forfait annuel remboursé passant de 50 à 150 euros. Cette aide sera complétée par la mise en place d’un programme d’accompagnement. En outre, les sages-femmes seront autorisées à prescrire ces traitements aux conjoints de femmes enceintes.

Source : Legeneraliste.fr
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