D-Day mardi pour le "Obamacare"
Brève

D-Day mardi pour le "Obamacare"

29.09.2013

Des millions d'Américains non assurés pourront souscrire dès mardi à la "Sécu" de Barack Obama. Le défi est de taille. Dans un pays où la couverture maladie est généralement assurée par le système privé, plus de la moitié des Américains sont assurés via leurs employeurs. Environ 57 millions de personnes ne sont pas assurées pour leurs soins médicaux ou hospitaliers, car pas assez pauvres pour bénéficier des aides sociales et pas assez aisées pour se payer une assurance individuelle. 7 millions d'entre elles devraient profiter de la réforme dès 2014 et 25 millions d'ici 2016

Les personnes non assurées auront accès sur un site internet à un choix de dizaines de plans, plus ou moins chers en fonction du niveau de remboursement, et plus ou moins subventionnés en fonction des revenus du foyer, de façon à ce que les familles ne dépensent pas plus d'une certaine proportion de leurs revenus en assurance. En outre, à partir du 1er janvier, les assureurs ne pourront plus faire varier le montant de l'assurance en fonction des antécédents médicaux. Seuls l'âge, la région, la taille du foyer et la consommation de cigarettes seront pris en compte.

A Washington, les adversaires républicains de Barack Obama martèlent depuis 2010 que la loi représente une "socialisation" de la médecine à l'image des pays européens. Ils affirment que les coûts vont augmenter, notamment pour les entreprises qui font face à des amendes si elles ne proposent pas d'assurance à leurs employés. Vingt-sept Etats gouvernés par les républicains ont refusé de coopérer et au niveau fédéral, ils ont voté des dizaines de fois, en vain, pour abroger la loi. Dernier baroud d’honneur en date ces derniers jours : La Chambre des Représentants a adopté un projet de budget de deux mois et demi, qui donnerait jusqu'au 15 décembre pour négocier un budget formel pour le reste de 2014. Mais, sous pression des élus du Tea Party, deux amendements ont été ajoutés au texte: le report d'un an de l'entrée en vigueur d'un volet central de la loi de réforme du système de santé signée Barack Obama (2015 au lieu de 2014), et la suppression d'une taxe sur les appareils médicaux créée par cette loi...

Mais Barack Obama n'a aucune intention de céder sur cette réforme emblématique de son premier mandat. "Tant que je serai président, cela n'arrivera pas", a-t-il martelé jeudi. Le gouvernement a toutefois reconnu que les systèmes informatiques n'étaient pas tout à fait prêts à accepter les formulaires électroniques. Et la bataille de la communication reste à mener. On ignore en effet combien d'Américains sont vraiment au courant de leurs nouveaux droits.

Source : Legeneraliste.fr

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