Les fabricants de génériques veulent muscler le ROSP des médecins
Brève

Les fabricants de génériques veulent muscler le ROSP des médecins

25.09.2013

Partant du constat qu’en France le marché du générique est encore limité à 30 % alors qu’il représente, en volume, 54 % du marché européen de médicaments, les industriels du Gemme demandent aux pouvoirs publics d’encourager la prescription de génériques. « Le pharmacien continue seul à soutenir le générique alors que les médecins n’ont pas changé de comportement. Le NS est encore très présent (19 % des ordonnances) et les résultats de la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) ne sont pas assez convaincants. En outre, les médecins répondent à une patientèle qui n’est pas convaincue par le générique » a affirmé, ce mercredi, Erick Roche du Gemme. Les génériqueurs proposent des pistes pour « soutenir » la prescription de génériques comme, par exemple, intégrer la prescription en DCI dans les logiciels d’aide à la prescription (LAP), éditer des recommandations, établir et diffuser des listes de substitution, développer un système d’e-prescription, étendre le ROSP à d’autres classes thérapeutiques, introduire un budget de prescription et de quota de prescription, ce qui devrait, in fine, « aider les médecins à avoir une prescription plus rationnelle », a suggéré un des responsables du Gemme.

Même si la politique tiers payant contre générique a produit les résultats escomptés, le Gemme voudrait aller plus loin en suggérant de dissocier la rémunération du pharmacien du prix du médicament et de fixer, à la place, un honoraire de dispensation par ordonnance ou par médicament. Enfin, le patient est également dans le viseur du Gemme qui propose des frais à charge de l’assuré différents selon la prise d’un médicament générique ou princeps. Décidémment, la période est propice aux prises de positions du Gemme. La semaine dernière le Gemme avait participé à une conférence de presse commune avec le Leem et les autres représentants du secteur du médicament afin de mettre la pression sur le gouvernement avant la publication du prochain projet de li de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui pourrait prévoir des économies sur le médicament.

Source : Legeneraliste.fr
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