Un nouveau plan de lutte contre les drogues
Brève

Un nouveau plan de lutte contre les drogues

20.09.2013

Le gouvernement a dévoilé jeudi, avec trois mois de retard sur le calendrier prévu, son nouveau plan de lutte contre la drogue et les conduites addictives qui s'étend sur quatre ans (2013-2017). Préparé par Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt), ce plan entend valoriser les consultations jeunes consommateurs (CJC), animée par des professionnels de la santé, qui accueillent les jeunes de moins de 25 ans, évaluent leur addiction et les aident à y mettre fin. Ces CJC, au nombre de 400 sur le territoire, restent pour l'instant assez méconnues. "L'idée est de faire en sorte que les professionnels de ces consultations aillent vers les jeunes et leurs parents", dans les écoles, les lycées, les centres de formation, les foyers de jeunes travailleurs, les missions locales, précise Danièle Jourdain-Menninger. Insistant sur un repérage le plus précoce possible, le plan prévoit de développer la formation de tous ceux qui interviennent auprès des jeunes, mais aussi de développer sur les réseaux sociaux et "dans les langages qu'ils comprennent" des campagnes de communication "sans porter un discours hygiéniste ou moralisateur dont il est établi qu'il est contre-productif". Autres populations ciblées, les femmes enceintes et les personnes très éloignées des dispositifs d'aide, pour qui doit se développer encore davantage un travail de proximité. La Mildt entend aussi développer de "nouvelles stratégies thérapeutiques", comme le Repérage précoce et intervention brève (RPIB), pour réduire les consommations excessives d'alcool, très fréquentes notamment chez les jeunes, ou "Quit the shit", programme allemand de sevrage cannabique en ligne, sur 50 jours. Sur son volet répression, le plan insiste sur une "articulation santé-justice", qui peut passer par les CJC ou des stages de sensibilisation. Pour contrer les trafiquants, la Mildt prévoit d’expériementer des amendes douanières pour les acheteurs de drogue, l’intensification de la surveillance sur internet, et le financement de matériel de pointe pour détecter les nouvelles drogues de synthèse. Enfin, "il nous faut changer notre regard sur les consommateurs de produits stupéfiants, sans complaisance mais avec compréhension", souligne Mme Jourdain-Menninger, qui entend faire de la future "salle de shoot", qui doit voir le jour en novembre à Paris, un outil de "médiation sociale".

Source : Legeneraliste.fr

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