Coronavirus MERS : pandémie exclue... pour l’instant
Brève

Coronavirus MERS : pandémie exclue... pour l’instant

05.07.2013

Le nouveau coronavirus apparu en 2012 au Moyen-Orient est trop peu transmissible, à ce stade, pour déclencher une épidémie mondiale, selon une étude française publiée vendredi dans la revue médicale The Lancet. "C'est maintenant qu'il faut agir, car il est beaucoup plus facile de contenir un virus quand il est peu transmissible", souligne néanmoins Arnaud Fontanet, responsable de l'équipe de l'Institut Pasteur qui a réalisé l'étude. Cette dernière est basée sur les 64 cas d'infection recensés à travers le monde à la date du 21 juin dernier. Les chercheurs ont estimé le risque pandémique du coronavirus MERS-CoV en calculant son taux de reproduction, c'est-à-dire le nombre de cas secondaires engendrés par chaque malade atteint. Ce taux a été estimé entre 0,6 et 0,7, selon les scénarios retenus, alors que pour avoir une épidémie, ce taux doit atteindre 1 au minimum (chaque malade "génèrant" un malade ou plus). Mais le risque pandémique pourrait changer en cas de mutation du virus ou d'évènements exceptionnels comme de gros rassemblements de populations, tels que le pèlerinage de La Mecque, alors que l'Arabie Saoudite est le pays le plus touché par la maladie, avertit M. Fontanet. Le chercheur rappelle que deux mutations avaient permis au coronavirus à l'origine du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) de devenir beaucoup plus transmissible et d'aboutir à l'épidémie qui avait fait quelque 800 morts en 2003, principalement en Asie. Alors que le taux de reproduction du SARS-CoV avant la phase pandémique était similaire à celui du nouveau coronavirus actuellement, il a atteint, selon les estimations des chercheurs français, entre 2,2 et 3,6 pendant l'épidémie. "Une des principales leçons du SRAS est qu'un contrôle précoce du virus aurait permis d'éviter son extension mondiale", relève M. Fontanet. Pour y parvenir il convient, selon lui, de trouver rapidement l'animal "réservoir" du virus pour enrayer la transmission vers l'homme.

Ces résultats sont publiés à la veille d’une réunion au sommet organisée par l’OMS mardi sur le MERS. Cette consultation prendra la forme d'une conférence téléphonique entre officiels de tous les pays concernés et experts dans le monde, a précisé vendredi Keiji Fukuda, Directeur général adjoint, responsable des questions de sécurité de santé à l'OMS. L’OMS souligne qu'il ne s'agit pas de relever le niveau d'alerte sanitaire. Mais, à l’approche du pélerinage de La Mecque où 3 millions personnes sont attendues en octobre, il s’agit de parer à toute éventualité

Source : Legeneraliste.fr

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