Des spécialistes plaident pour un remboursement de TheraSphere dans le cancer du foie
Brève

Des spécialistes plaident pour un remboursement de TheraSphere dans le cancer du foie

26.06.2013

Le centre régional de lutte contre le cancer de Rennes a plaidé mercredi pour une prise en charge par l'assurance maladie de TheraSphere, une thérapie de pointe contre le cancer du foie sans métastases quiconsiste à introduire des microbilles de verre radioactives (yttrium 90) dans l'artère hépatique du patient pour qu'elles atteignent les artérioles irriguant la tumeur et y émettent leurs rayonnements. L'irradiation est ainsi ciblée, limitant le risque d'altérer des tissus sains. "Nous avons des problèmes d'accessibilité aux soins. Le produit, une thérapie innovante, n'est pas remboursé en France alors qu'il l'est en Italie, Belgique, Allemagne ou Espagne", a déclaré lors d'une conférence de presse le directeur du centre Eugène Marquis, le Pr François Guillé. Cette thérapie "mériterait d'être accessible à tous", selon lui. Selon le centre, "90% des patients français ayant bénéficié de TheraSphere ont été soignés" à Rennes depuis 2006, Eugène Marquis "ayant choisi d'en assumer le surcoût": 70 cas sur 200 sont pris en charge directement par le centre, les autres sont inclus dans des protocoles cliniques et le produit fourni par le fabricant. "Le taux de réponse d'environ 85%" observé à Rennes chez les patients traités avec le TheraSphere, "contre 50 à 60% au plan international", est lié à "une approche totalement personnalisée du traitement", explique le Dr Etienne Garin, spécialiste en médecine nucléaire. "Nous sommes capables de définir les patients qui sont de bons candidats à ce traitement" en écartant ceux pour qui la thérapie sera "inefficace ou toxique", a-t-il souligné. Ce traitement, qui s'adresse entre autres caractéristiques à des patients présentant des tumeurs du foie non opérables, "peut rendre entre 15 et 20% d'entre eux opérables"; il peut également prolonger de deux à trois fois le temps de survie des malades, a-t-il dit, faisant état d'"une médiane de survie de 24 mois", contre huit à neuf mois avec une chimiothérapie classique.

Source : Legeneraliste.fr

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