Seconde vie pour la sertraline pour lutter contre la méningite cryptococcique en Afrique
Brève

Seconde vie pour la sertraline pour lutter contre la méningite cryptococcique en Afrique

04.05.2013

David Meya, un chercheur basé en Ouganda espère, avec le soutien du Canada, donner une seconde vie à un antidépresseur très répandu sur le marché depuis 1991: il pourrait permettre de sauver chaque année la vie d'un demi-million d’Africains atteints de méningite cryptococcique.

Cette molécule, la sertraline, vendue sous des noms comme Zoloft ou Lustral, est commercialisée comme antidépresseur par Pfizer et occupe la deuxième place de ce marché aux Etats-Unis.

Après que de récents travaux à l'université d'Utah (ouest) aient révélé que la sertraline avait aussi de puissantes propriétés antifongiques, des chercheurs de l'Institut des maladies infectieuses de l'université Makerere (Ouganda) espèrent maintenant l'utiliser pour allonger l'espérance de vie des personnes atteintes de méningite cryptococcique, une infection des tissus du cerveau par un champignon, qui fait 600.000 morts par an en Afrique subsaharienne.

" Notre espoir est que si ce médicament est efficace contre la méningite cryptococcique, nous pourrons réduire le taux de mortalité de 40 à 50%, a déclaré David Meya. Actuellement, plus de 30% des personnes atteintes de cette infection, souvent des malades du sida immunodéficients, meurent moins de dix semaines après avoir été infectées.

Plus efficace et moins cher

Les deux médicaments les plus utilisés contre ce champignon, la flucytosine et l'amphotéricine, datent des années 1950, sont "très chers et pas largement distribués en Afrique subsaharienne", explique M. Meya. Un autre traitement, le fluconazole, est moins efficace.

"Si nous pouvions avoir un médicament plus efficace et moins cher contre la méningite cryptococcique, nous pourrions nettement réduire le taux de mortalité en Afrique subsaharienne", martèle David Meya avant d’ajouter : " Nous savons déjà comment l'utiliser de façon sûre. Nous avons seulement à le tester cliniquement pour déterminer les doses nécessaires pour traiter cette infection fongique".

Source : Legeneraliste.fr

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