Pilule du lendemain: la HAS réclame une meilleure information
Brève

Pilule du lendemain: la HAS réclame une meilleure information

04.05.2013

La pilule du lendemaindoit faire l'objet d'une meilleure information tant auprès du grand public que des professionnels, selon un rapport de la Haute autorité de santé (HAS) publié vendredi.

Saisi par le ministère de la Santé pour évaluer l'efficacité de la pilule contraceptive d'urgence (PCU), l'organisme chargé de définir et promouvoir les bonnes pratiques en matière de santé relève qu'il s'agit d'une contraception de "rattrapage" qui n'est pas efficace à 100% et qui n'est pas destinée à être utilisée de façon régulière "en raison d'un risque d'échec plus grand qu'avec les autres contraceptifs".

La PCU peut être utilisée dans les 3 à 5 jours après un rapport non protégé mais son efficacité est d'autant plus grande qu'elle est prise tôt.

L'accès à la pilule du lendemain se fait aujourd'hui directement en pharmacie dans 90% des cas, sans prescription médicale. Selon la HAS, son utilisation a plus que doublé au cours des dix dernières années, atteignant 1,3 million de boites vendues en 2010, avant de se stabiliser depuis. Elle est surtout utilisée par les 15-19 ans : 20,5% reconnaissent l'avoir utilisée au cours des 12 derniers mois, contre 11,1% chez les 24-25 ans et 6,7% chez les 25-29 ans.

Dans son rapport, la HAS souligne la nécessité d'une meilleure information du grand public afin de lever "les principaux freins" à son utilisation (méconnaissance de la contraception d'urgence, perception exagérée du risque d'effets indésirables, craintes de la stigmatisation).

La HAS préconise des actions de communication en milieu scolaire mais également au niveau individuel par les professionnels de santé qui doivent eux-mêmes être mieux formés. Dans son rapport d'évaluation, la HAS relève également qu'une prescription systématique de la PCU n'est pas souhaitable, car "il n'existe pas de preuve de l'efficacité d'une telle disposition sur le nombre de grossesses non prévues" à l'échelle de la population. Elle doit être réservée "au cas par cas", notamment aux femmes ayant des difficultés financières ou des difficultés d'accès à une pharmacie ainsi que celles qui voyagent à l'étranger ou qui utilisent des méthodes contraceptives peu efficaces.

Enfin, selon la HAS, cette prescription doit s'accompagner d'une information personnalisée sur la contraception en général ainsi que sur la prévention du sida et des maladies sexuellement transmissibles (MST).

Source : Legeneraliste.fr
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