500 acteurs des maisons de santé se réunissent à Toulouse
Brève

500 acteurs des maisons de santé se réunissent à Toulouse

21.03.2013

Les maisons de santé seraient-elles victimes de leur succès ? Les responsables de la Fédération française des pôles et maisons de santé (FFMPS) qui réunissent vendredi et samedi leurs "2e Journées nationales" à Toulouse -après une précédente rencontre à Paris en 2012- ne sont pas loin de le penser : «On tablait sur environ 300 personnes et nous serons 500», explique un Pierre De Haas, mi-satisfait, mi-débordé. Le généraliste de Pont d’Ain, qui préside la FFMPS doit aussi accueillir au cours de ces deux jours, Denis Piveteau, Secrétaire général du ministère de la santé, Jean-Luc Harrousseau, président de la HAS avec lequel il doit signer une convention et la directrice de l’ARS Midi-Pyrénées. Enfin, «huit représentants de différentes ARS sont venus pour rencontrer les professionnels des maisons de santé,» tant il est vrai que les maisons et pôles de santé sont avant tout des réalités de terrain.

Les animateurs des maisons et pôles de santé savent qu’ils ont le vent en poupe. En témoigne le fait que Pierre de Haas ait été récemment intégré dans le "Comité des sages" qui planche sur la future Stratégie Nationale de Santé. L’intéressé ne confesse d’ailleurs pas d’inquiétudes sur le cap mis sur les maisons de santé : « On est sorti de la phase de doute. Désormais, le soufflet ne retombera plus. Il y a des créations de maisons de santé toutes les semaines. Les politiques ont compris leur utilité. Tout le monde sait qu’on ne peut plus travailler qu’en équipe.» Tout au plus, reconnait-il les prémices d’une crise de croissance : «maintenant, il va falloir passer de la phase des leaders et des pionniers, à celle des gens normaux,» plaisante-t-il. A Toulouse, on va aussi parler des systèmes d’information, de la coordination des soins, de l’éducation thérapeutique du patient, mais aussi de l’implantation des maisons de santé en milieu urbain. Sur le plan structurel, Pierre de Haas estime aussi qu’il va falloir aller au-delà de la Sisa (Société interprofessionnelle de soins ambulatoires), coquille encore assez limitée, pour imaginer de véritables sociétés d’exercice pluriprofessionnelles. La question des modes de rémunération spécifiques censés être abordés au plan conventionnel est aussi une préoccupation du secteur : «Actuellement 150 sites bénéficient des nouveaux modes de rémunération (NMR), mais ce n’est pas suffisant,» estime Pierre de Haas.

L’accueil des jeunes -une des vocations des maisopns de santé- ne sera bien sûr pas absente de ces Journées de Toulouse, puisqu’au même moment, les jeunes de l’association ReAGJIR se réunissent à Clermont-Ferrand et qu’une séance video commune est prévu au Congrès de la FFMPS samedi matin.

Source : Legeneraliste.fr

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