Quand un urologue plaide pour les généralistes
Brève

Quand un urologue plaide pour les généralistes

28.02.2013

« Il faudrait 70% de généralistes, 15% de spécialistes consultants et 15% de spécialistes assurant les gestes techniques » Toujours un peu iconoclsate, l’urologue Guy Vallancien rêve tout haut d’un système de santé complètement recentré autour du généraliste. Il a défendu ce schéma lors d’un débat sur « L’avenir du médecin dans la société française » organisé jeudi à l’Institut Diderot à Paris. Pour le Professeur d’urologie à l’Université Paris-V René Descartes, l’émergence des nouvelles technologies et de l’information a « bouleversé les rapports entre les médecins et les patients ». « Il faut repenser le rôle du médecin et revoir le financement des acteurs du monde de la santé sous une autre forme. Le médecin doit jouer un rôle d’expert et de conseiller».

Cet « ordre sanitaire nouveau » qu’il appelle de ses voeux, doit reposer, selon lui, sur une plus forte utilisation des transferts de tâches et une réforme de la formation initiale des professionnels de santé. Jugeant les études de médecine pour devenir généraliste trop longues, il propose de se calquer sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Au sujet des ECN, l’urologue met en cause le caractère national de l’épreuve « alors qu’on régionalise de plus en plus ». Selon lui, il faudrait également laisser la place aux professions intermédiaires et « sortir » les premiers masters dès 2014 pour les infirmiers.

Sur le Plan Territoire-Santé présenté par Marisol Touraine en décembre dernier, le Professeur n’y va pas de main morte, qualifiant les « praticiens territoriaux » de « nouveaux officiers de la santé » et estimant que « cela ne marchera pas ». Autre tendance à l’oeuvre selon lui : les généralistes auront de plus en plus « une spécialisation » et devraient à terme remplacer les pédiatres et les gériatres en ville. Cette vision du généraliste recueillera-t-elle les suffrages des intéressés deux ans après le rapport Vallacien rapport en 2010 sur les maisons de santé ? A l’époque, certains chez les généralistes n’avaient en tout cas guère apprécié la leçon du Professeur !

Source : Legeneraliste.fr

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