Union Généraliste Alsace lance «la semaine du non substituable»
Brève

Union Généraliste Alsace lance «la semaine du non substituable»

13.11.2012

Ras-le-bol ! Pour protester contre l’obligation faite aux médecins de rédiger à la main et en toutes lettres "non susbtituable" s’ils veulent qu’un produit prescrit ne soit pas remplacé par un générique, Union Généraliste Alsace a lancé cette semaine un mot d’ordre original auprès des médecins généralistes d’Alsace : «faire chuter le générique» en demandant aux médecins de multiplier la mention "non substituable" devant chaque ligne de l’ordonnance et à la main. L’action vise à contraindre les caisses à supprimer l’obligation pour le prescripteur de «cet exercice de lignes digne d'un cours élémentaire» qu’Union généraliste juge «intolérable».

Comme l’explique l’un de ses animateurs Claude Bronner, par ailleurs président d’Union Généraliste et vice-président de la FMF, UG «n'a rien contre les génériques et encore moins contre la prescription en DCI», ni même contre la mention "non substituable", mais refuse simplement la punition de l'écriture "à la main".» D’autant qu’il est le premier à regretter que l’Alsace soit à la traine en matière de délivrance des génériques.

Cette «semaine du non substituable» vise pourtant à protester contre l’attitude des CPAM d'Alsace, jugée jusqu’auboutistes par les protestataires. «Elles ne veulent pas nous entendre et font peser une intolérable pression sur les pharmaciens en renvoyant leurs dossiers de tiers payant. Nous avons proposé de travailler conjointement entre caisses, médecins et pharmaciens pour que cela change. La seule réponse est : "c'est la loi, circulez, il n'y a rien à voir"», rapporte Claude Bronner.

Du 12 au 17 novembre, il devrait donc y avoir beaucoup de "non susbtituable" en Alsace pour faire plonger les statistiques. Un jour après le début du mouvement, Claude Bronner se montrait mardi confiant sur le suivi du mouvement : "Difficile de savoir précisément si ça marche; ce sont les caisses qui ont les statistiques. Mais je pense que les médecins et les pharmaciens vont se faire un plaisir de suivre cette consigne", estime le généraliste. Pour justifier ce mot d’ordre, Claude Bronner souligne qu’il est « parfaitement légal. Et s'il n'y a pas de réponse adaptée, les médecins recommenceront en décembre !» annonce-t-il. Le président d’Union Généraliste n’en est pas à sa première action sur le mêm thème. Au plan national, il a lancé à la rentrée une pétition à ce sujet.

Source : Legeneraliste.fr

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