Des remplaçants salariés pour faire reculer les déserts médicaux ?
Brève

Des remplaçants salariés pour faire reculer les déserts médicaux ?

02.10.2012

Non, les jeunes généralistes ne sont pas rebutés par les déserts médicaux ! Oui, tous ceux qui remplacent en médecine générale finiront un jour ou l’autre par s’installer ! L’association REAGJIR qui fédère les remplaçants depuis quelques années est bien décidée à bousculer les idées reçues sur les jeunes médecins. Mais il y en a une qu’elle confirme volontiers : les nouvelles pousses de la médecine générale sont parfois rebutées par les règles du jeu libéral. Fort de ces trois constatations, RAGJIR propose donc qu’un service salarié soit mis en place par les ARS pour attirer les remplaçants et les fédérer en pool par région.

Le concept a été baptisé "OPSA" comme Offre Publique de Soins Ambulatoires. Il serait réservé aux zones déficitaires ou à tout le moins considérées comme difficiles par l’ARS. Au sein de celle-ci, un "service régional de gestion" passerait contrat pour six mois (renouvelable six fois) avec des remplaçants salariés, tout en recevant les demandes de leurs ainés. Les premiers seraient payés par l’ARS et ils partageraient leur temps entre remplacements programmés et prédiodes de disponibilité pour répondre aux remplacements urgents.RAGJIR a déjà posé ses conditions : 4000 euros bruts de salaire mensuel, 5 semaines de congés par an, 4 de RTT et 3 de formation. Soucieuse de l’attractivité de son OPSA auprès des jeunes, l’association entend ménager la possibilité pour ces nouveaux salariés de faire quand même du libéral à côté. Quant aux médecins remplacés qui feraient appel à ces pools de remplaçants, ils reverseraient 80 à 90% des honoraires générés, à l’OPSA.

REAGJIR entend ainsi à la fois résoudre les problèmes de déserts médicaux et les états d’âme des jeunes. Avec sa proposition, le salariat fait un grand pasen soins primaires. Réalistes, les animateurs de REAGJIR ont fait leurs comptes. Ils reconnaissent volontiers le «caractère potentiellement déficitaire de l’OPSA», car en plus du salaire brut des jeunes praticiens, l’ARS devrait aussi payer des charges sociales. Pour aurtant, REAGJIR tente de convaincre les pouvoirs publics que l’opération resterait «rentable en matière d’offre de soins.» Et de leur suggérer de mobiliser toutes les aides financières affectées aujourd’hui aux zones blanches et dont l’efficacité fait débat.

Source : Legeneraliste.fr

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