La santé, premier facteur de bien-être pour les Américains comme pour les Européens
Brève

La santé, premier facteur de bien-être pour les Américains comme pour les Européens

28.09.2012

Le Baromètre « Cercle Santé-Europ Assistance » montre que les Américains ont un jugement nettement plus positif sur leur qualité de vie que les Européens. Et, comme ces derniers, ils placent la santé comme le premier facteur de bien-être.

Les résultats du «Baromètre Cercle Santé-Europ Assistance » ont été présentés, ce vendredi à Chamonix, lors de la IVe convention CHAM (Convention on Health Analysis and Management) coordonnée par Martin Vial, directeur général du groupe Europ Assistance et Guy Vallancien, président du Cercle Santé Société. Ce baromètre, réalisé depuis six ans, mesure l’état de l’opinion publique sur les grands débats de santé dans neuf pays européens (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni, Suède, Pologne, Autriche, Espagne et République Tchèque).

Premier enseignement de l’édition 2012, les Etats-Unis jugent mieux, en lui attribuant une note de 7,1/10, leur qualité de vie que les Européens dont la moyenne des notes s’élève à 5,2/10. Toutefois, en Europe, les contrastes sont importants puisque la note oscille de 7/10 pour la Suède à 4,3 pour l’Italie, bonne dernière de la classe, la France se situant avec 5/10 tout juste dans la moyenne.

La santé physique plébiscitée

Parmi les dix critères de bien-être proposés, la «bonne santé physique» a été le plus plébiscité des deux côtés de l’Atlantique, 67 % des Américains ayant mis cet item en tête ainsi que 75 % des Européens. Seuls les Anglais font bande à part en mettant en tête le critère « avoir une famille » en première position (69 %). Derrière ces deux critères, « L’autonomie financière suffisante » prend la troisième place sur le podium en Europe, sauf en Italie et en Espagne ou « avoir un emploi satisfaisant » constitue leur troisième préoccupation. Un résultat qui peut s’expliquer par l’ampleur de la crise économique dans ces deux pays.

L’amélioration du bien-être, conséquence des progrès de la médecine

Américains et Européens jugent majoritairement que les progrès de la médecine ont été le principal facteur d’amélioration de leur bien-être au cours des dernières décennies. Les Italiens sont en tout cas unanimes (100 %) suivis des Français (83 %) et des Suédois et des Autrichiens (80 %). Seuls les Polonais font exception en pensant que l’accès à Internet a été le principal facteur d’amélioration de leur bien-être.

Compétence technique des médecins

Les Américains restent les plus positifs quand il s’agit de juger la compétence technique de leur médecin (7,1/10), les Européens ne donnant une note moyenne que de 5,6/10, les Italiens étant de loin les moins satisfaits.

Menaces sur l’accès aux soins

L’augmentation du financement personnel apparaît comme la principale menace auquel aura à faire face le système santé dans les mois à venir. C’est en tout cas l’avis de 85 % des Espagnols, suivis des Américains (68%) et des Polonais et Italiens (67 %).

Renoncement aux soins : en Pologne et en Italie, mais aussi en France et en Allemagne

Si 41 % des Polonais ont renoncé à des soins médicaux (ou les ont reportés), ils sont 30 % à avoir dû opérer ce choix en Allemagne, soit un chiffre doublé en un an. Concernant ce dernier pays, ce sont les achats de médicaments, les achats de lunettes et les soins dentaires dont le nombre de reports explose. Une forte progression notée aussi en Italie qui avec 27 % (contre 19 % en 2011) rejoint la France où ce sont les soins dentaires qui sont le plus impactés. En revanche, seulement 4 % des Suédois ont renoncé à des soins médicaux.

Prise en charge des personnes âgées : le maintien à domicile d’abord

Italiens et Polonais en donnant une note de 2,9/10 sont les plus sceptiques concernant l’organisation et la qualité de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Les plus optimistes restent les Autrichiens (5,5/10) suivis des Américains (4,8/10).

Le maintien à domicile est largement plébiscité par rapport aux maisons de retraite avec une moyenne de 74 % en Europe et 81 % aux Etats–Unis.

Le défi de la dépendance : une situation contrastée

Situation opposée en France et en Allemagne. Alors que dans l’Hexagone, 37 % des Français considéraient en 2011 que les pouvoirs publics avaient pris la pleine mesure du défi de la dépendance, ils ne sont plus que 26 % aujourd’hui. En Allemagne, au contraire ils sont aujourd’hui 28 % à penser que les pouvoirs publics avaient su relever le défi contre seulement 14 % en 2011.

Santé et Internet : toujours plus

La Suède est toujours le pays où la consultation d’informations santé sur Internet est la plus importante (77 %) devant les Etats-Unis (75 %) au contraire des Français (49 %) et Espagnols (43 %) derniers de la liste.

Consultations à distance via Internet : des résistances

Consulter un généraliste à distance par Internet via une Webcam, les Polonais s’y montrent les plus favorables (54 %) alors qu’au contraire 87% des Autrichiens, 72% des Italiens et 68 % des Allemands et des Français sont farouchement contre.

Nouvelles technologies : oui, mais…

Dans tous les pays ayant participé au sondage, les personnes interrogées sont majoritairement de plus en plus favorables à l’utilisation de nouvelles technologies, sous réserve que celles-ci viennent en complément de l’expertise du médecin sans s’y substituer et ne tendent pas à déshumaniser la relation médecin-patient.

Bilan de santé : bonnet d’âne pour les Français et les Italiens

Alors que 94 % des Américains ont pris l’initiative de réaliser un bilan général de santé au cours de ces cinq dernières années, seulement 58 % des Italiens et 63 % des Français l’ont fait.

Baromètre réalisé sur un échantillon de 5 000 individus représentatifs de la population des 18 ans et plus, répartis dans neuf pays d’Europe et aux Etats-Unis, au mois de mai et juin 2012.

Source : Legeneraliste.fr
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