Les opposants en colère après la validation de la loi Obama sur la santé
Brève

Les opposants en colère après la validation de la loi Obama sur la santé

04.07.2012

« illégitime », « politique ». La décision de valider la réforme de Barack Obama sur la santé a provoqué la rancoeur des perdants qui accusent le président de la Cour suprême d'avoir validé la loi à la dernière minute sous la pression de l'administration démocrate. « Nous avons perdu cette affaire après qu'une pression a été exercée » sur le président de la Cour, John Roberts, a ainsi fulminé l'avocat Randy Barnett, qui a soutenu certains opposants à la loi devant la plus haute juridiction du pays. « C'est une décision illégitime », a-t-il encore regretté. Le conservateur John Roberts, dont le vote a sauvé la réforme maîtresse de la présidence Obama, a changé d'avis pendant les trois mois de délibérations et rédigé successivement un arrêt défavorable puis favorable à la loi.

Le jugement sur cette loi phare de l'assurance-maladie est rédigé de telle manière que le lecteur devine qu'elle a d'abord été rejetée avant d'être validée. Elle est jugée anticonstitutionnelle en vertu de la clause sur le commerce, avant d'être repêchée in extremis sur la base de la loi sur les impôts. En rejoignant les rangs des quatre juges progressistes sur les neuf que compte la Cour, John Roberts, nommé par l'ex-président républicain George W. Bush, a donc assuré la survie de la réforme phare de M. Obama.

La raison de ce revirement n'est pas connue. Mais Me Barnett, professeur à la Georgetown University, a directement accusé le président Obama d'avoir exercé des pressions : « Le président des Etats-Unis a commencé à attaquer la Cour suprême sur la manière dont s'était déroulée l'audience. Il a commencé à injecter de la politique dans le processus de délibérations de la Cour suprême (...) et maintenant nous apprenons que nous avions gagné cette affaire en conférence (à huis clos) et que nous l'avons perdue après, une fois que cette pression a été mise à nu ».

Le juge Roberts « a agi en politicien et non en juge, a renchéri Ilya Shapiro, analyste au centre de réflexion ultraconservateur Cato Institute, à Washington. Il ne s'agit pas d'une décision juridique mais politique (...) c'est la définition d'une décision illégitime pour la plupart des gens. »

Pour l'avocat David Rivkin, qui a soutenu les 26 Etats plaignants dans cette affaire, « il est tout à fait certain qu'il y a eu beaucoup de pressions politiques sur la Cour et sur le juge Roberts en particulier. Le président de la haute juridiction a-t-il pris sa décision pour cette raison? Je ne sais pas, je ne veux pas mettre en doute impunément son intégrité ».

Source : Legeneraliste.fr

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