Un risque accru de cancer du sein avec le travail de nuit
Brève

Un risque accru de cancer du sein avec le travail de nuit

19.06.2012

Considéré comme probable cancérogène en raison de son effet perturbant sur le rythme biologique, le travail de nuit entraîne chez les femmes un risque accru d'environ 30 % de cancer du sein, selon une étude française publiée aujourd’hui, mardi, dans l' « International Journal of Cancer ». Une augmentation qui peut apparaitre comme « plutôt légère mais significative d'un point de vue statistique », selon Pascal Guénel, directeur de recherche à l'Inserm, qui a dirigé l'étude. Un tel accroissement signifie que le « risque relatif » est de 1,3 alors que « par comparaison le risque relatif de cancer du poumon chez les fumeurs est de dix », relativise-t-il. Mais le risque lié au travail de nuit est « du même ordre de grandeur » que d'autres risques connus de cancer du sein comme les mutations génétiques, l'âge tardif de la première grossesse ou les traitements hormonaux. L'étude relève une augmentation du risque particulièrement marquée pour les femmes ayant travaillé la nuit pendant plus de quatre ans et pour celles qui ont alterné travail de nuit et travail de jour, plus perturbant pour l'horloge interne. L'étude montre aussi un risque accru (50 % au lieu de 30 %) pour les femmes qui ont commencé à travailler la nuit avant leur première grossesse. Ces données tirées de l'étude générale « Cécile » sur les facteurs environnementaux, professionnels et génétiques sur le cancer du sein, a porté sur l'analyse comparée de 1 250 femmes atteintes d'un cancer du sein et 1 350 femmes non touchées, dans deux départements français : l’Ille-et-Vilaine et la Côte-d'Or. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), avait déjà classé, en 2010, le travail de nuit comme « probablement cancérogène » en tant qu'activité perturbatrice du « rythme circadien ».

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Assemblée

Les députés disent oui à la prescription par le pharmacien, non au médecin traitant opposable

L'Assemblée poursuit ce vendredi l'examen en séance plénière du projet de loi santé. Plusieurs mesures symboliques ont été prises ces dernières heures. Les députés sont finalement revenus sur une...29

Le Bas-Rhin mise sur le 116 117 pour prendre en charge les soins non programmés en journée

.

L’URPS du Bas-Rhin, soutenue par l’ARS du Grand Est a lancé lundi dernier le dispositif “Un médecin 116 117” pour répondre à la demande de... Commenter

Bon usage du médicament : « des marges d’amélioration considérables » selon le patron de la Cnam

Nicolas Revel

Invité vendredi de la seconde édition du colloque sur le Bon usage du médicament*, Nicolas Revel, directeur général de l’Assurance maladie... 1

Ophtalmologie L'OPHTALMOLOGIE DE L’ENFANT EN SOINS PRIMAIRES Abonné

Ophtalmologie

En raison de délais de consultation souvent longs, l'ophtalmologie pédiatrique envahit les soins primaires. Il incombe aux médecins... 2

Gynécologie L'ENDOMÉTRIOSE Abonné

Endométriose

Retards diagnostiques, mauvaise coordination dans la prise en charge : une grande marge de progrès demeure sur l’endométriose, pathologie... Commenter

A découvrir