Les jeunes médecins, «consternés» par les propositions de l’Ordre
Brève

Les jeunes médecins, «consternés» par les propositions de l’Ordre

30.05.2012

«Nous sommes consternés.» Au lendemain de l’annonce des propositions du conseil de l’Ordre sur l’accès aux soins, les jeunes médecins médecins ont réagi jeudi avec vigueur et hostilité. Dans un comuniqué commun, l’ANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), l’ISNAR-IMG (Inter Syndicale Nationale Autonome représentative des Internes de Médecine générale) et ReAGJIR (Regroupement Autonome des Généralistes, Jeunes Installés et Remplaçants) estime que la proposition phare de Michel Legmann -l’instauration d’une période d'exercice de 5 ans dans sa région de formation de 3ème cycle- est «le premier pas vers un processus coercitif inacceptable». «L’Ordre aurait-il trouvé le moyen de tuer la médecine ambulatoire et de décourager les vocations ?» s’interrogent les trois organisations, qui martèlent que «les jeunes n’assumeront pas seuls les erreurs de gestion de l’offre de soin de leurs aînés !» Dans la foulée, les trois syndicats en appelent aux pouvoirs publics :«Nous attendons avec impatience de Monsieur François Hollande et de Madame Marisol Touraine une réaction forte en réaffirmant leur promesse de campagne.» Les jeunes médecins demandent eux aussi à être reçu par le gouvernement sur la question de la liberté d’installation. Leur communiqué ne dit mot en revanche des propositions de l’Ordre sur les dépassements d’honoraires.

D’autres organisations de jeunes médecins se sont exprimées dans le même sens. Les jeunes généralistes du SNJMG condamnent une proposition «discriminatoire». «Alors que la moitié des internes de médecine générale est en situation de burn out, le Conseil de l’Ordre propose de prolonger le calvaire des études médicales en obligeant un jeune médecin, à la sortie de ses études, à exercer cinq ans dans la région où il a été formé,» observe son président Alexandre Husson. Même inquiétude du côté de la CSMF jeunes médecins qui dans un communiqué «met en garde» le Cnom. «Cette proposition surprenante, émanant des seuls élus du CNOM sans aucune concertation auprès des médecins de terrain, a de quoi laisser stupéfait.Déjà, est-ce bien le rôle du CNOM de se positionner sur ce genre de sujet ? Le CNOM souhaiterait-il prendre la place des syndicats ?» s’interroge François-Charles Cuisigniez son chef de file.

Source : Legeneraliste.fr

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