Les violences familiales toujours tabou
Brève

Les violences familiales toujours tabou

19.08.2011

Les violences physiques ou sexuelles sont nombreuses au sein des ménages, et touchent en majorité les femmes, mais peu de victimes en parlent à un médecin ou à la police, et encore moins portent plainte, révèle une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). 663 000 femmes et 280 000 hommes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles au sein de leur ménage sur deux ans, selon cette étude qui cumule les résultats de trois enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menée en 2008, 2 009 et 2010, auprès de 40 000 personnes de 18 à 75 ans. Parmi les femmes, près des deux tiers affirment avoir subi des actes violents à plusieurs reprises sur cette période. Elles ont été victimes à 90 % de violences physiques, et à près de 19 % de violences sexuelles. Plus précisément, 80 000 « ont été victimes d'au moins un viol ou une tentative de viol au sein du ménage » sur cette période.

Si l'enquête distingue trois types d'auteurs (le conjoint, les membres de la famille et les personnes du ménage hors famille), quasiment la moitié des femmes (44,6 %) désignent leur conjoint comme l'agresseur.

Hommes et femmes confondus, seulement 18,7 % des victimes ont vu un médecin à la suite de ces violences. Et le chiffre diminue encore (moins de 11 %) pour les femmes qui ont subi des violences sexuelles. Plus de 80 % des victimes ne se sont pas déplacées à la police ou à la gendarmerie, et seulement près de la moitié de celles qui se sont déplacées ont porté plainte. Chez les femmes dont le conjoint est l'auteur des violences, le taux de signalement à la police est encore plus faible, avec 6,7 % de plaintes. Pire, pour celles qui ont été victimes de viol ou tentatives de viol, le taux de signalement est inférieur à 5 %, avec un taux de plainte estimé à 2 %. Pour expliquer ce silence, les victimes disent le plus fréquemment que « ce n'était pas grave », qu'elles préféraient « trouver une autre solution » ou que « cela n'aurait servi à rien ». Cependant, environ un quart des femmes qui ne se sont pas déplacées, l'expliquent en partie par « la peur de représailles ». Cette peur des représailles, mais également la peur « que cela se sache » sont également citées par plus de la moitié des victimes de viols ou tentatives qui se sont tues. En juin, le Collectif féministe contre le viol (CFCV) avait lancé une campagne télé et internet pour dénoncer le viol conjugal, coordonné par le Dr Gilles Lazimi, généraliste en région parisienne.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
.

Le budget de la Sécu pour 2019 dévoilé Fin du « NS » manuscrit, prévention chez l'ado, vaccination en pharmacie... ce qui change pour vous

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019 était présenté ce mardi matin à Bercy par le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin et la ministre de la...2

Le CCNE dit oui à la PMA et aux diagnostics prénataux, mais non à une nouvelle loi sur la fin de vie

CCNE

« C’est un avis qui n’est pas consensuel mais dans lequel nous avons essayé de faire émerger un assentiment majoritaire. » Le Pr Jean-Franço... 2

Le trou de la Sécu sera comblé en 2019, assure le gouvernement

.

Le redressement des comptes sociaux se poursuit et devrait se traduire par un retour à l'équilibre de la Sécurité sociale en 2019. Une... 1

Addiction LA PRISE EN CHARGE DE L’ARRÊT DU TABAC EN MÉDECINE GÉNÉRALE Abonné

Cigarette ecrasee

Le taux de succès dans l'arrêt du tabac dépend de l'intensité du suivi et du traitement pharmacologique associés. Il faut en moyenne quatre... Commenter

Dermatologie L’ÉRYTHÈME NOUEUX Abonné

érythème

Cette hypodermite se caractérise cliniquement par des nodules érythémateux, localisés principalement au niveau des jambes. Elle peut être... Commenter

A découvrir