Nutrition: les femmes grignotent plus que les hommes
Brève

Nutrition: les femmes grignotent plus que les hommes

17.08.2011

Gâteaux, viennoiseries, boissons sucrées, amuse-gueules salés... Deux Français sur trois (61%) succombent à la tentation du grignotage. Selon l'étude NutriNet-Santé que coordonne Serge Hercberg (Inserm)*, on constate que l'apport calorique quotidien total est plus élevé chez les grignoteurs. Et plus le nombre de grignotages augmente, plus l'apport est élevé. Pour les grignoteurs occasionnels (2 jours sur 3), l'apport des grignotages représente en moyenne 273 calories par jour, soit plus de 13% de l'apport calorique total. Chez les grignoteurs réguliers, il pèse pour 484 calories par jour, soit plus de 22% de l'apport calorique total. L'équivalent d'un double hamburger... Le grignotage se porte «essentiellement sur des produits gras et sucrés et des boissons sucrées ou alcoolisées», souligne le Pr Hercberg, au détriment de l'équilibre nutritionnel. Il vient le plus souvent en supplément des trois principaux repas, qui restent généralement structurés, car il y a, selon lui «très peu de sauteurs de repas.» Le cas échéant, c'est le petit-déjeuner qui passe le plus facilement à la trappe.

Les femmes sont plus nombreuses à grignoter que les hommes (65% contre 57%). Elles grignotent plus, mais aussi différemment des hommes: produits gras et sucrés (gâteaux, viennoiserie...), puis dans une moindre mesure boissons caloriques, sucrées (8,4%) ou alcoolisées (8%) et fruits (11,9%), alors que chez les hommes, ce sont surtout les boissons alcoolisées (21,2%) ou sucrées (10,3%), suivies par les produits gras et sucrés (30,7%) et de loin par les fruits (7,8%). L’étude relève aussi que les plus jeunes sont aussi plus grignoteurs que les personnes plus âgées (63% chez les moins de 55 ans contre 58% au-delà). A noter aussi que l’on grignote davantage dans le Nord et l'Est (65%), régions les plus touchées par le surpoids et l'obésité, moins en région parisienne (59%) et dans le Sud-Ouest (60%). Enfin, on retrouve aussi plus de grignoteurs chez les chômeurs et allocataires d'aides sociales (66%).

*Deux ans après le lancement de Nutrinet, près de 180.000 internautes, dont trois-quarts de femmes, se sont déjà inscrits à l'étude NutriNet (www.etude-nutrinet-sante.fr), acceptant de répondre régulièrement à des questionnaires sur leur alimentation. Les chercheurs ont lancé le week-end dernier un nouvel appel à volontaires (www.nutrinet-objectif250000.fr), pour atteindre 250.000 "nutrinautes" au 15 mai. L'objectif est de recruter au bout du compte quelque 500.000 internautes pour en suivre 300.000 pendant au moins cinq ans, et analyser les relations entre nutrition et santé.
Source : Legeneraliste.fr

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