Une IVG sur dix se fait en ville
Brève

Une IVG sur dix se fait en ville

23.06.2011

De plus en plus d’IVG se font en ville, révèle une étude de la Drees. Les chiffres de 2008 et 2009 confirment en effet un report des IVG de l’hôpital vers les cabinets libéraux, qui pratiquent un avortement sur dix. Globalement (à l'hôpital et en cabinet), plus d’une IVG sur deux est désormais médicamenteuse (sans intervention chirurgicale). Autre tendance confirmée par cette étude rélaisée par les services du ministère de la santé, «le désengagement du secteur privé», considérant cet acte comme non financièrement rentable: la part du public est passée de 65% en 1995 à 70% en 2005 pour atteindre 77% depuis 2008. En 2009, sur les 588 structures déclarant une activité d’IVG en métropole, 66% sont des hôpitaux publics.

La Drees montre par ailleurs que le nombre d'avortements s'est stabilisé en France en 2009, à «un peu plus de 222.000». «Depuis vingt ans, IVG et naissances évoluent de manière quasi parallèle, traduisant ainsi une relative stabilité de la propension à interrompre une grossesse sur cette période», écrit la Drees, le service statistique des ministères sociaux. On compte grosso modo ces dernières années 800.000 naissances par an pour 200.000 avortements. En chiffres absolus, le nombre des IVG, qui avait amorcé une légère baisse en 2007 (213.380) et de 2008 (222.800), s’est donc stabilisé en 2009. Selon l’étude, avec 15 IVG pour 1.000 femmes, la France se situe dans la moyenne européenne.

Même chez les jeunes, le recours à l’IVG semble se stabiliser. Depuis 2006, la hausse du nombre d'IVG pour les plus jeunes s’est interrompue pour se stabiliser en 2008 et 2009 : 10 pour mille pour les 15-17 ans, 22 pour mille pour les 18-19 ans et 27 pour mille pour les 20-24 ans.En 2009, 11.670 IVG ont été pratiquées sur des mineures, un chiffre en baisse.

L'étude confirme enfin les disparités régionales: 11 IVG pour mille femmes dans les Pays-de-la-Loire à 21 pour mille en région PACA. Languedoc-Roussillon (18), Île-de-France (19) et Corse (18) ont des taux de recours bien supérieurs à la moyenne. Et les DOM battent tous les recors avec une moyenne de 27 pour mille.

Source : Legeneraliste.fr
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