Santé au travail : des députés pour un « label » de bonnes pratiques des entreprises
Brève

Santé au travail : des députés pour un « label » de bonnes pratiques des entreprises

25.05.2011

Meilleure formation des managers, labellisation des entreprises performantes en matière de santé au travail et renforcement des comités d'hygiène et de sécurité (CHSCT) : telles sont les recommandations d'un rapport parlementaire sur les risques psychosociaux publié mercredi. Dans ce rapport de la mission d'information de l'Assemblée nationale, le député Guy Lefrand (UMP, Eure) part du constat de « l'indéniable impact des risques psychosociaux (RPS) sur la santé des salariés » et indique que 20 % des arrêts maladie de plus de 45 jours y seraient liés. Le rapporteur indique également que selon l'Union nationale de prévention des suicides (UNPS), environ 400 suicides seraient liés au travail sur environ 10 000 par an. Il note que ces problèmes de stress au travail « engendrent un coût économique important pour l'entreprise comme pour la collectivité » évalué entre 1,9 et 3 milliards d'euros. En réponse, la mission d'information estime que la création « d'un label, santé et qualité de vie au travail, serait de nature à inciter les entreprises à mettre en place des actions concrètes dans le domaine des risques psychosociaux et permettrait de valoriser les entreprises soucieuses du bien-être de leurs salariés ». Le rapport suggère que ce label soit « délivré par l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail » (Anact), dont la mission appelle à renforcer les moyens budgétaires (le budget étant de 11,8 millions d'euros en 2 011). Le label pourrait s'accompagner d'une « charte d'intervention » que les signataires s'engageraient à respecter. Il préconise également de développer la formation des chefs d'entreprise et des managers, jugeant ce point « prioritaire » et suggère que l'État organise « la labellisation des écoles qui mettraient en place un module de formation sur la santé au travail ». Le rapporteur souhaite également un renforcement des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et recommande de « prévoir une élection de ses membres au suffrage direct pour renforcer leur visibilité et leur légitimité », d'« augmenter leurs moyens d'actions » et de « développer la formation des élus ».

Source : Legeneraliste.fr

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