Nouvelle mise en garde contre les régimes à répétition
Brève

Nouvelle mise en garde contre les régimes à répétition

12.05.2011

La recherche de la perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques cliniques, biologiques, comportementaux ou psychologiques estime l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) dans un avis rendu public jeudi. En novembre, l'Agence avait publié un rapport sur les pratiques alimentaires d'amaigrissement, mais sans fournir son avis sur la question. Elle précisait alors qu'elle souhaitait pouvoir y intégrer des retours d'expérience et contributions scientifiques complémentaires, vu la complexité du sujet. Publié jeudi après une consultation publique de près de deux mois, l'avis confirme les conclusions du rapport et parle de » pratiques à risques ». « La recherche de la perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques à court, moyen ou long terme, en particulier lorsqu'il est fait appel à des pratiques alimentaires déséquilibrées et peu diversifiées » conclut l'Anses. « Selon les régimes, il y a des déséquilibres différents, avec des risques de déficit ou d'excès » soulignait jeudi Irène Margaritis, chef de l'unité d'évaluation des risques nutritionnels. Les risques sont d'ordre somatique (perte musculaire et osseuse, inflammation hépatique, insuffisance rénale…), mais concernent aussi des modifications profondes du métabolisme énergétique. Selon le Pr Margaritis, cela entraîne une « mise en économie » de l'organisme, qui diminue ses dépenses et fabrique de la graisse quand il y a reprise de poids, souvent irréversible. « On joue avec l'organisme et ses contraintes, provoquant un déséquilibre quand on décolle du poids de forme ou pondérestat propre à l'individu, estime-t-elle. Il faut ne pas prendre l'initiative d'un régime amaigrissant sans être sûr que c'est nécessaire ». Les perturbations peuvent être aussi d'ordre psychologique. « La dépression et la perte de l'estime de soi sont des conséquences psychologiques fréquentes des échecs à répétition des régimes amaigrissants » souligne l'Anses. Enfin, elle insiste sur la nécessité d'une « prise en charge spécialisée adaptée » allant de pair avec une activité physique régulière. Le rapport publié en novembre était basé sur l'étude de 15 régimes. Il mettait en évidence d'importants déséquilibres : quantité de protéines consommées supérieure à l'apport nutritionnel conseillé (ANC), trop peu ou trop de calcium, apports en sodium trop élevés, apports en fibres trop faibles.

Le surpoids et l'obésité touchent respectivement 32 % et 15 % des personnes de plus de 18 ans en France.

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Visite à domicile

À Niort, quatre médecins lancent un service de visite à domicile

À Niort (Deux-Sèvres), deux médecins en activité et deux jeunes confrères sur le point de présenter leur thèse, ont lancé lundi 21 janvier l'association « SOS Niort 79 », pour répondre aux demandes...6

L'aspirine en prévention primaire : le Jama pointe les risques de saignements majeurs

Aspirine

Un nouveau travail, publié par le Jama, montre qu'en prévention primaire, les bénéfices cardiovasculaires de l'aspirine sont contrebalancés... Commenter

La téléconsultation permet aux patients chroniques de voir plus souvent leur médecin traitant selon une étude

.

La téléconsultation dans le cadre du parcours de soins est remboursée depuis le 15 septembre dernier mais cette pratique est encore à la... 1

ORL DYSFONCTIONNEMENT RHINO-SINUSIEN CHRONIQUE, ÉTAPE DIAGNOSTIQUE Abonné

Dysfonctionnement rhino-sinusien chronique

Devant un dysfonctionnement rhino-sinusien chronique, il importe de ne jamais se lancer dans un traitement, notamment antibiotique et/ou... Commenter

Maladies chroniques GOUTTE : LES INFIRMIÈRES FONT MIEUX QUE LES MÉDECINS Abonné

Goutte

Cette étude anglaise du Lancet montre que la probabilité de contrôler l’uricémie et les crises chez les patients goutteux est trois fois... 2

A découvrir