Suicide d’un généraliste en Vendée : le stress professionnel évoqué
Brève

Suicide d’un généraliste en Vendée : le stress professionnel évoqué

01.06.2010

Un médecin généraliste de 34 ans a probablement tué son épouse et ses quatre enfants dans leur maison avant de mettre fin à ses jours à Pouzauges en Vendée, selon les enquêteurs qui ont évoqué « un professionnel en situation de surmenage » avant le drame.

Le corps de l'épouse du médecin, Sylvie Bécaud, 35 ans, a été retrouvé dans son lit et a subi, selon l'autopsie, des « violences importantes ». Les corps des quatre enfants, trois garçons de 3, 5 et 7 ans et une fillette de 9 ans, ont été retrouvés en pyjama dans leur lit.

Le corps du Dr Bécaud a été retrouvé pendu dans le salon avec une corde. Le procureur a déclaré qu'aucune trace d'effraction au domicile, ni de vol, n'ont été constatés, « ce qui nous mène à privilégier l'hypothèse du drame familial ».

Le médecin était, selon son entourage, « un professionnel en situation de surmenage, de stress professionnel », a expliqué le procureur. L'homme, qui exerçait dans la commune voisine de Montournais, « était fatigué, il travaillait trop », a affirmé le père de Sylvie, l'épouse du médecin, aux enquêteurs. « Son métier l'a tué, il voulait trop bien faire » a-t-il ajouté.

Selon l'Ordre des médecins de la Vendée, dans le canton de Pouzauges, il y a un médecin pour 1 368 habitants et « le nombre de médecins n'est plus suffisant pour la population ». À l’issue des autopsies et en raison de la violence des actes, le procureur devrait ouvrir mardi soir une enquête criminelle.

Ceux qui connaissaient le médecin étaient encore étonnés par le drame lundi. « Je l'ai vu il y a un mois à son cabinet. C'est notre médecin de famille, je ne comprends pas » a expliqué aux journalistes Yvan Guédon. Le docteur Bécaud « était investi dans sa profession de médecin généraliste et avait le souci du devenir de la médecine en zone rurale » a fait savoir le maire de la commune.

« Cela nous a fait un choc à tout le monde » a considéré Odette Jadeau, qui réside en face du cabinet du médecin. « Il va y avoir sept ans qu'il était arrivé là, il était très bien. Il va nous manquer, on n'a plus de docteur » a-t-elle ajouté

Source : Legeneraliste.fr

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