L'épidémie de rougeole s'est intensifiée en 2009
Brève

L'épidémie de rougeole s'est intensifiée en 2009

10.03.2010

L'épidémie de rougeole, qui a débuté en France à l'automne 2008, s'est intensifiée l'année dernière, avec 1 525 cas déclarés en métropole, soit plus du double de l'année précédente, selon un bilan provisoire de l'Institut de veille sanitaire. Deux pics ont été observés en février et juin 2009. Après une baisse des cas déclarés jusqu'en novembre, le nombre de cas mensuel « est à nouveau en augmentation depuis décembre 2009 » indique l'InVS, soulignant que les chiffres de déclaration obligatoire sous-estiment l'incidence réelle de la maladie. Pour le mois de janvier 2010, l'InVS avait reçu le 5 février près de 100 fiches de déclarations obligatoires. Deux personnes sont décédées suite à des complications de l'infection rougeoleuse depuis le début de l'année 2009 (une encéphalite aiguë et une pneumopathie dans un contexte de comorbidité). Les taux d'incidence les plus élevés ont été observés en 2009 chez les jeunes enfants de moins de 2 ans (122 cas avaient moins d'un an), les adolescents et les jeunes adultes. Une augmentation significative de la proportion des cas chez les moins de 1 an et les 20-29 ans a été observée, « un constat préoccupant car les complications sont plus sévères dans ces groupes d'âge » souligne l'InVS. Sept départements ont eu une incidence de cas déclarés supérieure à 10 pour 100 000 habitants : Puy-de-Dôme, Allier, Tarn, Charente-Maritime, Haut-Rhin, Indre-et-Loire et Landes. Plusieurs cas groupés en collectivités scolaires ont été rapportés, « reflétant l'existence de communautés d'enfants et d'adolescents insuffisamment vaccinés », indique l'InVS. Des foyers épidémiques ont touché par ailleurs la communauté des gens du voyage. Parmi les 1 313 cas de rougeole déclarés pour lesquels le statut vaccinal était connu, 83 % n'étaient pas vaccinés. La couverture vaccinale contre la rougeole restait en 2007 « insuffisante » et inférieure au niveau fixé par le plan national d'élimination de l'infection mis en place en 2005 (95 % à l'âge de 2 ans), souligne l'InVS.

Source : Legeneraliste.fr

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