Si « Le Généraliste » était paru en 1911 - Le médecin de campagne, cet être digne de tous les éloges

Si « Le Généraliste » était paru en 1911Le médecin de campagne, cet être digne de tous les éloges

Alain Létot
| 08.11.2017
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Pour Le Dr Henri Bouquet, « Confidences d’un médecin de campagne », écrit par le Dr Jean, est mieux qu’un beau livre, c’est une bonne action.

« J’avais lu ces pages au fur et à mesure de leur publication dans La Clinique et j’ai été ravi de les relire en volume. J’ai trouvé là, avec un plaisir indicible, une vie de médecin de campagne, racontée non seulement sans parti pris d’exaltation ou de dénigrement, mais simplement, telle qu’elle fut vécue avec ses déboires et ses joies.

C’est surtout un régal de rencontrer en ce confrère anonyme tant de haute compréhension du devoir médical, une si sereine appréciation de ce qu’il réserve, à ceux qui le remplissent sans défaillance, de contentement moral et de pures récompenses.

Le médecin de jadis, si puissant par le bien qu’il dispense autour de lui, si réellement supérieur par sa profession sans égale au monde, quelques-uns vont criant bien haut qu’il est en train de disparaître. Grâce aux Dieux, il n’en est rien, puisque le voilà tout entier, en ce XXsiècle trop décrié par les pessimistes à tous crins, les arrivistes sans scrupule, les malins qui composent avec leur conscience ou discutent entre le devoir et l’intérêt.

Il n’est pas isolé, croyez-le bien. Ils sont légion, ceux qui savent faire passer avant tout le bien de leurs malades, être encore l’arbitre écouté de leur village et vieillir là où ils ont exercé, honorés et remerciés pour leur bonté et leur amour des humbles. Saluons-les au passage, puisque, paraît-il, il en est d’autres, beaucoup plus rares, j’en suis sûr, qu’on ne veut bien le dire.

Et ne croyez pas que le Dr Jean soit un moraliste sévère, un fanfaron de vertus, un exaltateur de son sacerdoce. Il n’en est rien.

Le brave homme qu’il est se rend justice, avoue ses erreurs ou ses fautes, se raille lui-même et ne morigène guère. Je suis sûr qu’il a fallu le pousser vivement pour qu’il consentît à écrire ce qu’il pensait, à dire tout haut tant de bonnes choses.

Et il a écrit un livre que je voudrais faire lire à tous ceux qui se destinent à l’exercice de la médecine, aux éducateurs chargés de diriger l’avenir des jeunes gens, à ceux qui débutent dans l’exercice d’une profession pénible, mais aussi pleine de compensations inestimables. Beaucoup de ceux qui la pratiquent déjà y trouveraient une lecture réconfortante et amie. »

(Chronique médicale, 1911)

Source : Legeneraliste.fr

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