Si « Le Généraliste » était paru en mars 1917 - La pipe en terre employée comme tire-lait

Si « Le Généraliste » était paru en mars 1917La pipe en terre employée comme tire-lait

Alain Létot
| 06.03.2016
  • Histoire

Notre confrère et ami, le Dr Variot, médecin de l’hôpital des Enfants assistés, nous adresse la curieuse communication qu’on va lire.

« Permettez-moi de conter aux lecteurs de la « Chronique médicale » le cas bizarre d’une nourrice de l’agence de Château-du-Loir, dans la Sarthe.

Tout dernièrement, j’ai rencontré cette brave femme à la crèche de l’hôpital des Enfants Assistés où elle était venue chercher un de nos pupilles pour l’élever au sein, à la campagne.

Pour ne pas perdre son lait, en attendant le convoi qui devait l’amener à Paris, elle eut l’idée originale de se traire elle-même avec une pipe en terre pendant trois semaines environ.

Elle nous dit simplement qu’elle aspirait à chaque fois le lait, en appliquant le fourneau de la pipe sur les bouts de sein et en faisant le vide dans le tuyau avec sa bouche. Le lait montait ainsi et elle l’avalait : rien n’était perdu.

Cette nourrice avait emporté sa pipe pour se traire, pendant le voyage à Paris, et elle consentit à nous montrer comment elle opérait. En quelques secondes, elle aspira une bouchée de lait qu’elle cracha devant nous. J’ai conservé dans une vitrine de l’Institut de Puériculture cette pipe en terre blanche, dont le tuyau a environ quinze centimètres de longueur. Faute de tire-lait avec ventouse en verre et tube en caoutchouc, faute de succipompe, pourquoi ne pas imiter cette nourrice qui, par cette méthode primitive, mais ingénieuse, est parvenue à conserver son lait pendant des semaines, si bien que nous avons pu lui confier un nouveau-né ?

Cette pratique vaut bien celle qui est en usage en Artois parmi les femmes qui allaitent, et qui consiste à faire téter les seins par un petit chien, pour activer la montée du lait : elle paraît même préférable aux habitudes des mères annamites, qui, dans ces circonstances, se servent de tout jeunes porcs. »

(Dr Billon, « La Chronique médicale », mars 1917)

Source : Legeneraliste.fr

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