C'est arrivé le 21 décembre 1824 - Mort de James Parkinson

C'est arrivé le 21 décembre 1824Mort de James Parkinson

Alain Létot
| 21.12.2015
  • éphéméride




Fils d’un pharmacien et chirurgien londonien, James Parkinson, né dans le quartier d'Hoxton, à Londres, a très vite la vocation pour la profession médicale et il étudie dans cette optique, sous la férule de son père, apothicaire et chirurgien, le grec, le latin, l’histoire naturelle et la philosophie.

Le 21 mai 1783 il épouse Mary Brun. Six enfants naîtront de leur union. Peu de temps après son mariage, James Parkinson succède à son père et reprend sa clientèle au N°1, Hoxton Square. En 1784, diplômé de chirurgie, son nom apparaît pour la première fois sur une liste de chirurgiens approuvée par la corporation de Londres.  Il estime que tout bon médecin doit connaître la sténographie, méthode dont il était adepte. Mais, à cette période de sa vie, Parkinson consacre l’essentiel de son temps à s’occuper des pauvres de sa paroisse. Il dirige aussi un asile d’aliénés où sa principale préoccupation est de rendre sa dignité aux malades. Esprit universel, il s’adonne aussi à la géologie et à la paléontologie.


Un pamphlétaire en croisade contre la pauvreté, l’armée et la guerre


Parallèlement à ses activités scientifiques, l’humaniste convaincu qu’est Parkinson va se lancer en politique, farouche opposant du gouvernement de William Pitt le Jeune. Défenseur de la veuve et de l’orphelin, partisan de la désobéissance civile, cet admirateur de la Révolution française va multiplier les pamphlets sous le pseudonyme d’« Old Hubert » où il part en croisade contre la pauvreté, l’armée ou la guerre et milite pour l’amélioration de la condition de vie des aliénés et des médecins dans les établissements psychiatriques.


Impliqué dans un complot contre George III


Parkinson est ensuite membre de plusieurs sociétés secrètes à caractère politique dont la London Corresponding Society for Reform of Parliamentary Representation (Société Londonienne pour la réforme de la représentation parlementaire).

En 1794 son appartenance à cette organisation lui vaut une convocation devant le Privy Council pour être interrogé comme témoin au sujet d'un complot visant à assassiner le roi George III. Il  refuse de témoigner sous serment à propos de sa participation à ceprojet d’attentat, craignant d’être obligé de s'accuser lui-même. Le plan était d'utiliser une flèche empoisonnée tirée par une arme à feu pour mettre fin prématurément au règne du roi. Heureusement pour Parkinson, aucune accusation n'est finalement retenue contre lui.


A partir de 1795, Parkinson abandonne la politique pour se consacrer totalement à la médecine et il va multiplier les articles médicaux, les plus notables étant consacrés à la goutte et à la péritonite.


A partir de 1800, l'intérêt de Parkinson pour la géologie et à la paléontologie va grandissant. Le 13 novembre 1807 Parkinson et un certain nombre d’autres personnalités éminentes se réunissent ainsi à la taverne des Francs-maçons de Londres pour créer la Geological Society of London. Parkinson appartient alors à une école de pensée, le Catastrophisme qui professe que la géologie et la biosphère de la Terre ont été façonnées par des cataclysmes récents à grande échelle. Il citait comme exemple le déluge décrit dans la Genèse et il était absolument convaincu que la création et l'extinction des espèces étaient des évènements guidés par la main de Dieu. Sa vision du Créationnisme est que chacun des six jours de la création mentionnés dans la Bible correspond en fait à une période beaucoup plus longue qui a peut-être duré des dizaines de milliers d'années.


« Essai sur la paralysie trépidante », première description du Parkinson


En 1812 Parkinson aide son fils pour la publication en anglais de la première description d’un cas d’appendicite dans lequel il a été démontré que la cause du décès était la perforation.
Mais, bien sûr, si le nom de Parkinson est passé à la postérité, c’est bien pour avoir décrit en 1817 dans son « Essay on Shaking Palsy » (« Essai sur la paralysie trépidante »)  les symptômes de la maladie qui porte son nom à partir de la description détaillée de six patients, et plus particulièrement de l’un d’entre eux qu’il observait lors de promenades dans la rue. Soixante ans plus tard, c’est le grand neurologue français Jean-Martin Charcot qui proposa d’associer le nom de Parkinson à la maladie jusque là dénommée paralysie agitante.

James Parkison meurt le 21 décembre 1824. Il est enterré au cimetière de Saint Léonard à Londres et une plaque commémorative  a été apposée au n°1 Hoxton Square, à l’emplacement de sa maison.



Source : Legeneraliste.fr

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