C’est arrivé le 9 décembre 1807 - Naissance de Jean Olivier Chénier

C’est arrivé le 9 décembre 1807Naissance de Jean Olivier Chénier

Alain Létot
| 09.12.2015
  • éphéméride

La Révolution française a eu André Chénier, l’insurrection de 1837 au Canada trouva dans le Dr Jean Olivier Chenier son héros patriote. Jean Olivier Chenier est probablement né à Lachine, Bas-Canada, ou peut-être à Montréal, et baptisé le lendemain dans cette ville, fils de Victor Chénier et de Cécile Motel. Il appartient à une famille de cultivateurs qui n’est pas étrangère au commerce. mais son grand-père François descendait d'une riche famille de marchands au temps de la Nouvelle-France.

 

Un jeune médecin de talent vite attiré par la politique

Grâce à René-Joseph Kimber, un praticien de Montréal, Chénier entreprend des études de médecine en 1820.. Il est admis à l’exercice de la profession le 20 février 1828, à l’âge de 21 ans. Jeune médecin, Chénier va s’établir la même année à Saint-Benoît (Mirabel), village qui fait alors partie de la circonscription d’York. Il ne tarde pas à se faire une excellente réputation de médecin tout en se mêlant bien vite de politique.

Après la mort de son beau-père, également médecin, il déménage à Saint-Eustache en 1834 afin de reprendre sa clientèle. Durant cette période, il s'intéresse de plus en plus aux affaires publiques. Il participe ainsi à plusieurs actions politiques qui ont pour but de lutter contre les injustices faites aux Canadiens français. Vers 1836, les troubles commencent à être perceptibles principalement à cause de la publication des 10 résolutions Russell qui, non seulement rejettent les 92 résolutions du Parti patriote de Louis-Joseph Papineau, mais retirent aux politiciens du Bas-Canada le seul droit qu'ils n'aient jamais possédé, c'est-à-dire celui qui empêche le gouverneur d'utiliser le budget sans l'accord de la chambre des représentants. Chenier participe alors à plusieurs réunions qui ont pour but de contester ces 10 résolutions jugées absolument inacceptables par les Patriotes.

Le 23 octobre 1837, il participe à l'assemblée des six comtés à Saint-Charles. Cette assemblée est considérée comme le point de départ des événements qui vont aboutir à ce qui restera dans l’histoire comme l’insurrection de 1837. Au début novembre, Chénier est devenu commandant du camp de Saint-Eustache. La bataille de Saint-Charles du 25 novembre, qui se termine par une défaite, démoralise les insurgés. Chénier a peu d'hommes pour défendre le village de Saint-Eustache face aux forces gouvernementales qui préparent l'attaque. Le curé Jacques Paquin tente alors en vain de faire déposer les armes au jeune patriote canadien français.

 

Une mort héroïque dans l’église du village

 

Le 14 décembre 1837, les troupes anglaises, fortes de 1 200 soldats, arrivent à Saint-Eustache. Chenier, doit se réfugier avec quelque 150 de ses hommes mal armés dans l'église du village. Même en voyant l'importance des troupes ennemies, il refuse de se rendre et continue à commander la poignée de Patriotes qui lui reste. Après une tentative manquée de pénétrer dans l'église, les soldats anglais décident d'y mettre le feu.

Sachant que sa fin approche, le médecin hurle avant de sauter par l'une des fenêtres : « avant d'être tué, j'en tuerai plusieurs! ». Malheureusement, il n'a pas le temps de faire feu, abattu de deux balles en pleine poitrine quelques secondes après sa sortie. Chénier est trouvé vers six heures du soir et amené à la taverne Addison où son corps est maltraité de manière indigne. Ceux présents appellent cela une autopsie. Son corps est exposé pendant trois jours. Un témoin jure qu'il l'a vu, « écartillé » sur le comptoir de la taverne : « La poitrine était ouverte et le cœur pendait en dehors. À un Patriote qui passait, ils ont crié : « Viens voir le cœur pourri de ton Chénier ! ». J'ai remarqué que des coups de fusil avaient laissé sa tête couverte de caillots de sang ». Un correspondant du journal « Le Canadien », écrira dans son journal : « On était à Saint-Eustache, dimanche dernier. Les morts avaient été laissés traîner. Chénier était sur le comptoir, tellement mutilé qu'il était quasiment coupé en quatre, son cœur en dehors. Un spectacle à vous rendre malade... ».

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
Internes

Buzyn ouvre la porte à une rémunération des « heures sup’ » des internes, l’Isnar-IMG furieuse

En février, lors de son congrès, l’Isnar-IMG (Intersyndicale des internes de médecine générale) avait alerté Agnès Buzyn sur le temps de travail des internes, après avoir publié les résultats d’une...Commenter

Université d'été de la CSMF La volonté d’union syndicale plus forte que les divergences générationnelles ?

Table ronde intersyndicale à l'Université d'été 2019 de la CSMF

En invitant les représentants de syndicats de médecins séniors et juniors à l’occasion de son Université d’été, la CSMF entendait réunir la... Commenter

En direct de l'Université d'été de la CSMF Retraites, revalos, lapins… les réponses de Buzyn aux inquiétudes des médecins libéraux

Agnès Buzyn en visio au congrès de la CSMF

La 25e Université d’été de la CSMF a ouvert ses portes vendredi au Palais des congrès d’Antibes-Juan-les-Pins dans un contexte marqué par... 20

Diabétologie PAS D'“EFFET MÉMOIRE” DU CONTRÔLE INTENSIF DU DIABÈTE Abonné

Controle diabète

VADT, étude de suivi de patients DT2 sur 15 ans, a pendant ses 5,6 premières années comparé l'effet d'un contrôle intensif du DT2 vs... Commenter

ORL TOUT VERTIGE POSITIONNEL N’EST PAS BÉNIN Abonné

Fig.2

Le diagnostic de VPPB doit être basé sur des éléments cliniques précis et concordants. Toute discordance doit remettre en cause le... Commenter

A découvrir