C'est arrivé le 15 novembre 1643 - Pléthore de médecins à la Cour de Louis XIV

C'est arrivé le 15 novembre 1643Pléthore de médecins à la Cour de Louis XIV

Alain Létot
| 15.11.2015
  • éphéméride

Jacques Cousinot fut nommé premier médecin de Louis XIV le 16 novembre 1643, succédant à Charles Bouvart. Celui à qui le roi confie cet emploi a la qualité de comte et transmet à ses descendants une noblesse réelle. Il a un brevet de conseiller d’Etat et depuis l'édit du 17 juin 1605, la surintendance des eaux minérales. Il touche 3 000 livres de gages auxquels s’ajoutent 20 000 livres pour son « entretenement », les gages de conseiller d’Etat et les revenus de surintendant des eaux minérales.

Un budget considérable
Si l'Union Européenne avait alors existé et que la France en ait fait partie, elle aurait peut-être retoqué le budget santé du Roi Soleil tant le nombre de médecins, chirurgiens et apothicaires soignant (ou sévissant, c'est comme on voudra) à la Cour était considérable. Selon l "Estat de la France, comme elle estoit gouvernée en 1648 ", paru l'année suivante on recensait officiellement à  Versailles pour s'occuper de personne du Roi  un premier médecin, un médecin ordinaire, huit médecins servant par quartier, deux anatomistes, un premier chirurgien, un chirurgien ordinaire, huit chirurgiens servant par quartier, un opérateur, un opérateur pour la pierre, un oculiste, un herboriste, quatre apothicaires, deux aides-apothicaires, deux distillateurs. Parallèlement, un premier médecin, un médecin ordinaire, un chirurgien du corps de la reine, trois autres chirurgiens, un oculiste,  un apothicaire de la reine et un apothicaire du commun étaient affectés à la Maison de la Reine. À cela s'ajoute la " faculté " de la maison du roi composée d'une trentaine de professionnels de santé. Enfin, dans les occasions extraordinaires comme le mariage du roi en 1660 ou la naissance du Dauphin en 1661, d'autres Maisons étaient créées composées chacune d'une dizaine de personnes.

Le mieux ennemi du bien
Louis XIV (ou l'Etat puisque c'était lui) engloutissait ainsi des sommes énormes pour préserver de la maladie et de la mort sa propre personne ainsi que ses proches. Pas sûr cependant que cette pléthore de médecins ait été toujours  d'un grand secours pour la famille royale tant l'entêtement et les méthodes empiriques de beaucoup de ces médicastres se sont révélées plutôt nuisibles qu'autre chose...

Source : Legeneraliste.fr

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