C'est arrivé le 10 novembre 1311 - Un édit reconnaît les chirurgiens non barbiers

C'est arrivé le 10 novembre 1311Un édit reconnaît les chirurgiens non barbiers

10.11.2015
  • éphéméride

    Un édit reconnaît les chirurgiens non barbiers

L’édit de Philippe le Bel daté du 9 novembre 1311 est le plus ancien édit fixant le statut des chirurgiens. Le roi avait pris cette décision après qu’on lui ait fait savoir qu’à Paris et dans tout le vicomté sévissaient des étrangers qui, non content de voler ou de frapper de la fausse monnaie, s’avisaient aussi de pratiquer des actes chirurgicaux au vu et au su de tous en l’annonçant sans vergogne par des enseignes. Furieux, le roi ordonna que « dorénavant, nul homme ou femme ne pourrait s’immiscer publiquement ou occultement dans l’art de la chirurgie sans avoir été examiné par des chirurgiens-jurés, demeurant à Paris, et délégués par Jean Pitard, chirugien-juré du roi, au Châtelet de Paris ». L’édit précisait aussi que les récipiendaires devaient prêter serment entre les mains du prévôt de Paris.

Deux classes de chirurgiens
La chirurgie s’était elle-même peu à peu subdivisée en deux classes distinctes et rivales : les mires, chirurgiens jurés ou de robe longue qui se trouvèrent exposés aux attaques de la Faculté de médecine, mais aussi aux intrigues des barbiers qui usurpaient le titre de chirurgien.

Une ordonnance du roi Jean II le Bon en août 1353 destinée aux médecins, chirurgiens et apothicaires de Paris précisa ensuite que les apothicaires devaient être visités deux fois par an par le « maistre du mestier » assisté de deux médecins », ce qui confortait donc la prééminence du médecin sur les apothicaires.

En province, les chirurgiens étaient examinés par des maîtres en présence du juge. Le roi Jean demanda ainsi expressément, le 27 décembre 1362, au sénéchal de Beaucaire, « qu’il soit interdit aux juifs qui se mêlaient d’exercer la chirurgie envers les chrétiens ni aucuns d’eux, qu’ils n’eussent auparavant été examinés en présence du sénéchal ou autres gens de ladite sénéchaussée, par des maîtres ou autres chrétiens experts en dites sciences. »

Source : Legeneraliste.fr

A LA UNE sur le GENERALISTE.FR

add
CCNE

Le CCNE dit oui à la PMA et aux diagnostics prénataux, mais non à une nouvelle loi sur la fin de vie

« C’est un avis qui n’est pas consensuel mais dans lequel nous avons essayé de faire émerger un assentiment majoritaire. » Le Pr Jean-François Delfraissy et le comité consultatif national d’éthique...3

Le budget de la Sécu pour 2019 dévoilé Fin du « NS » manuscrit, prévention chez l'ado, vaccination en pharmacie... ce qui change pour vous

.

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2019 était présenté ce mardi matin à Bercy par le ministre de l'Action et... 2

Le trou de la Sécu sera comblé en 2019, assure le gouvernement

.

Le redressement des comptes sociaux se poursuit et devrait se traduire par un retour à l'équilibre de la Sécurité sociale en 2019. Une... 1

Addiction LA PRISE EN CHARGE DE L’ARRÊT DU TABAC EN MÉDECINE GÉNÉRALE Abonné

Cigarette ecrasee

Le taux de succès dans l'arrêt du tabac dépend de l'intensité du suivi et du traitement pharmacologique associés. Il faut en moyenne quatre... Commenter

Dermatologie L’ÉRYTHÈME NOUEUX Abonné

érythème

Cette hypodermite se caractérise cliniquement par des nodules érythémateux, localisés principalement au niveau des jambes. Elle peut être... Commenter

A découvrir